TSUI Hark

Photo/image de TSUI Hark

Biographie

Tsui Hark (徐克) est un réalisateur, producteur, scénariste et acteur hongkongais, né le 15 février 1950 sous le nom de Tsui Man-kong à Saigon au Viet Nam.

Il grandit au sein d’une famille de seize frères et sœurs. Il développe tôt un intérêt pour le monde des affaires et celui du cinéma. À l’âge de dix, avec des amis, il loue une caméra 8 mm pour filmer un spectacle de prestidigitation qu’il diffuse ensuite à l’école. Il dessine aussi des bandes-dessinées, ce qui l’influenceront dans son style cinématographique. Il émigre à Hong-Kong avec sa famille à ses treize ans. Après son parcours scolaire dans le secondaire, il part aux États-Unis au début des années 70, dans le Texas, pour étudier le cinéma à la Southern Methodist University, et obtient son diplôme en 1975. Il avait prétendu vouloir suivre la voie de son père, pharmacien, et c’est là qu’il adopte le nom de Hark (signifiant "surmonter"). Il déménage à New York où il contribue au documentaire From Spikes to Spindies en 1976. Il travaille aussi en tant qu’éditeur pour un journal chinois créé par un groupe de théâtre, et pour une chaîne de télévision chinoise.

De retour à Hong-Kong en 1977, il se tourne vers le tournage de films et intègre la vague de réalisateurs iconoclastes de la Nouvelle Vague. Il tourne son premier film The Butterfly Murders (sorti en 1979), puis deux autres films : Histoire de cannibales et L'Enfer des armes. Ceux-ci, violents et provocateurs, sont rejetés par le public, notamment très censuré par le gouvernement colonial anglais en place. Cependant, il devient apprécié des critiques de cinéma aspirant à voir plus de films avec une esthétique audacieuse et un propos engagé. En 1981, il entre à la Cinema City fondée par Raymond Wong, Karl Maka and Dean Shek, et y réalise un premier film, All the Wrong Clues, sorti en 1981 son premier succès auprès du public et récompensé du Prix du Meilleurs Réalisateur aux Golden Horse Awards.

En 1983, Zu, les guerriers de la montagne magique marque un tournant dans sa carrière et un renouveau combat hong-kongais avec des combats spectaculaires, des experts en arts martiaux qui volent. Il fait venir des techniciens d’Hollywood pour créer des effets spéciaux encore jamais vu dans un film en langue chinoise, mais le film, sorti trop tôt à son goût, ne va pas avoir un succès public. Il retourne donc au cinéma commercial.

Pour avoir son indépendance, il fonde sa propre maison de production, Film Workshop, en 1984, avec son ex-épouse et co-productrice, Nansun Shi. Il travaille également comme chorégraphe de scène d’action, définissant un style propre. Les films de son studio deviennent de réguliers succès au box-office et on le surnomme de "Stephen Spielberg d’Asie". Il a produit entre autre Syndicat du crime 1 de John Woo en 1986, qui génère un fort engouement pour le genre "film de triade" et est récompensé du prix du Meilleur Film aux Hong-Kong Film Awards, ou encore Histoires de fantômes chinois, qui produit le même effet dans le genre film de fantômes. Ses films sont aussi empreints de nostalgie de films d’enfance. Son plus gros succès, Il était une fois en Chine, dépeint son patriotisme pour la Chine et son histoire par rapport à l’influence occidentale. Il lui vaut le prix du Meilleur Réalisateur à nouveaux aux Hong-Kong Film Awards, en 1992. Tsui Hark génère toutefois au sein de son studio la réputation de producteur intrusif dans le travail d’autres réalisateurs, comme avec John Woo, qui cessera sa collaboration avec lui en 1990, ainsi que Jet Li qui aura dans la même période quelques différends avec lui. Il devient également acteur, jouant dans plusieurs films.

Au milieu des années 1990, la crise du cinéma n'a pas épargné Hong Kong et la Film Workshop et  il se recentre sur ses propres réalisations. Il signe alors quelques-unes de ses œuvres majeures : Green Snake (1993), The Lovers (1994) et The Blade (1995), remake plus ou moins avoué de Rage du Tigre (La) de Chang Cheh, qui sera un échec commercial bien que le film deviendra culte des années plus tard. Il décide de tenter sa chance à Hollywood pour deux films mineurs : Double Team et Piège à Hong Kong avec Jean-Claude Van Damme. Il ne s'est pas fait aux méthodes états-uniennes et revient à Hong Kong où il réalise Time and Tide, qui n’obtient pas un fort succès public mais devient objet de culte d’amateurs.

En 2001, il réalise Master Q 2001, le premier film hongkongais combinant prises de vues réelles et animation 3D.

En 2005, il adapte la nouvelle Seven Swordsmen from Mountain Tian, de Liang Yusheng, en projet transmedia contenant un film, une série télévisée, une bande-dessinée, un jeu vidéo pour téléphone portable, une marque de vêtements et un jeu multijoueur en ligne. Après un certain succès, il annonce travailler sur un deuxième film Seven Swords, mais le projet est gelé.

En août 2008, il assure la direction artistique de l’OAV Kungfu Master, un spin-off non officiel de Kung Fu Panda.

En 2010, il revient sur le devant de la scène avec Detective Dee : le mystère de la flamme fantôme, en compétition pour obtenir un Lion d’Or et qui remportera de nombreux autres prix du cinéma. La même année, il annonce son premier film entièrement en 3D Dragon Gate, la légende des sabres volants.

Il reçoit en octobre 2011 le prix du Réalisateur Asiatique de l’Année par le Festival International du Film de Busan pour sa contribution au cinéma hongkongais, première fois qu’un réalisateur hongkongais reçoit ce prix. Son film La Bataille de la Montagne du Tigre sorti en 2014 lui vaut aussi plusieurs prix du Meilleur Réalisateurs aux Hong Kong Film Awards, Golden Horse Awards et Hong Kong Film Critics Society Awards.

 

 

Sources: wikipédia français et anglais

Œuvres disponibles

 

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