Seven Swords (prélude)

Seven Swords (prélude)

Titre original: 
Qi Jian
Genre: 
épées chinoises
Éditeur original: 
Editions de l'université normale de Guanxi - Guilin
Éditeur français: 
Xiao Pan
Date de sortie originale: 
2005
Date de sortie en France: 
31 octobre 2007
Nombre de tomes: 
1 (one-shot)
Nombre de tomes sortis en France: 
1
Nombre d'éditions en France: 
1
Couverture: 
rigide
Couleur/NB: 
couleur
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
89
Prix: 
14,50€
Rythme de parution: 
Terminé (édition arrêtée)

Avis

"Je n'ai pas encore eu l'occasion de voir le film Seven swords, j'ai le film en ma possession, mais la bande-annonce ne m'a pas du tout convaincu que ça serait un bon film. Tsui Hark peut-il faire mieux que Blade (The) ? réalisé par... Tsui Hark qui se consacre à beaucoup de projets, du bon et du moins bon, en tant que producteur, aussi bien dans le domaine du cinéma, que de l'animation (Histoire de fantômes chinois). Aujourd'hui il supervise un recueil d'histoires courtes en bande dessinée qui fait parti d'un projet multimedia plus large. Voyons voir le résultat. 

De fait, le concept de 7 épées et de leurs 7 propriétaires se décline facilement en 7 histoires racontées par 7 artistes de Bd asiatique. 7 récits brefs au vu de la place impartie (7 pages en fait).  

Les habitués de Xiao Pan retrouveront donc des têtes connues comme Jian Yi (Five Colors) qui signe un récit où la couleur ou les traits manquent de détail, le méchant a une bonne tête, mais on voit finalement peu l'épée, mis à part le manche. Yan Kai (Histoires courtes) nous livre un combat dynamique. J'ai été très content de retrouver Lu Ming dont la Mélodie d'Enfer m'avait convaincu de son talent. Le plus ici, est l'apport de la couleur, qui fonctionne par gros aplats, qui donnent du relief au dessin, ce qui s'accorde très bien à son style quelque peu violent. Il signe une pleine page verticale qui a beaucoup d'allure. Song Yang (Matous et Pingouins) nous livre une histoire qui graphiquement a beaucoup d'intérêt de part les différentes techniques et les effets spéciaux qu'il utilise, c'est visuellement marquant.
Mais il y a également des inconnus au bataillon comme Guang Zu et Niu Tongxue qui ont un trait assez banal.
Enfin Mitani Yuki, japonaise, est-il utile de le préciser ?,qui donne une coloration assez terne à ses images, pour des dessins assez brut de décoffrage, le résultat est très très expressif.
Aucun des auteurs n'a un style qui se ressemble : pour ne donner qu'un exemple, le choix d'une technique traditionnelle ou de l'ordinateur. Du point de vu scénaristique, on assiste à chaque fois à une courte scène, qui n'éveille pas grand chose en nous. Je suppose que ça parlera et intéressera sans doute plus les spectateurs du film qui auront côtoyé les personnages pendant de longues heures (2h45 pour être précis), contrairement au 7x7 pages de cette BD, qui est très brève. 

Parmi les déceptions, Benjamin est en tête d'affiche, mais il ne signe aucune histoire, juste les "affiches" que l'on a déjà eu la chance de voir dans ces précédentes publications (certes en plus petit). 

Au final, ça se laisse lire, même si l'intérêt est très réduit. On est content de revoir des têtes connues, un peu trop rares sur le marché (je pense notamment à Lu Ming et Song Yang dont respectivement deux et trois volumes sont disponibles en France). Ou si on retourne la chose, cet album peut être une façon d'avoir un prélude aux oeuvres des dits artistes. Le volume est assez complet (rédactionnel, histoires, plus affiches, croquis, et galerie, le tout servi par une édition de qualité) et peut intéresser les aficionados du film de Tsui Hark. Pour les autres, passez votre chemin." 

Docteur Spider, 24/10/07

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