Liens du sang (Les)

Liens du sang (Les)

Titre original: 
Chi no wadashi (血の轍)
Auteur(s): 
Genre: 
Tranche de vie, psychologique, drame
Éditeur original: 
Shogakukan (prépublié dans Big Comic Superior )
Éditeur français: 
Ki-oon (collection Seinen)
Date de sortie originale: 
2017
Date de sortie en France: 
4 avril 2019
Nombre de tomes: 
5 (en cours)
Nombre de tomes sortis en France: 
1 (en cours)
Nombre d'éditions en France: 
1 de poche
Traduction: 
Sébastien Ludmann
Couverture: 
souple + jaquette papier texturé rives
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
216
Prix: 
7,90€

Avis

Une famille sans histoire coule des jours tranquilles. Seikoaà tendance un peu trop Maman-poule est aux petits soins en permanence avec son fils. Mais Seiichi, d’un caractère doux, n’en tient pas rigueur à sa mère. Malgré des signes qui peu à peu, deviennent de plus en plus alarmants.

 

Pour sûr, Shuzo Oshimi frappe fort avec ce manga pourtant à l’histoire qui semble si simple. Déjà par son dessin métamorphosé. Le dernier manga de lui que j’avais lu était Fleurs du Mal (Les), que l’auteur a réalisé dix ans auparavant. Le bond qualitatif est énorme par rapport à mon dernier souvenir. À commencer par la très belle couverture avec ses touches de couleur picturale. Il a évolué vers un style semi-réaliste très fin et maîtrisé. La particularité est que je ne crois pas avoir vu une seule fois des trames utilisées dans ses pages. Il réussit avec brio rien qu’avec son trait à créer tous les ombrages, les différents niveaux de décors. Seul petit bémol pour la végétation qui est un peu trop brouillonne. Mais honnêtement, je chipote un peu pour le coup.

Ensuite on sent aussi qu’il a gagné en maturité au niveau de l’histoire. Pour le moment, Seiko demeure fort mystérieuse. Shuzo Oshimi installe progressivement un suspense quant à ce qu’elle cache vraiment. Dès le début, il distille avec habileté de nombreuses attentions de la mère pour son fils qui, dans un autre contexte, seraient tout à fait innocentes mais qui installent ici un sentiment de malaise. On voit bien qu’elle n’est pas tout à fait nette  et qu’il va forcément se passer quelques chose.

La grande qualité réside aussi dans le fait que l’on ne s’ennuie pas une minutes à lire le tome, quand même bien même il narre un quotidien tout ce qu’il y a de plus ordinaire, l’empathie se met en place tout de suite avec les personnages.

 

Avec les Liens du Sang, on retrouve les thématiques chères à l’auteur, c’est-à-dire explorer les profondeurs, même les plus obscures, de l’esprit humain. Cet excellent tome un introduirait-il sa future œuvre maîtresse? Quoi qu’il en soit, nous voilà face à un sacré spécimen de Yandere, un Yuno de Mirai Nikki aurait pu ressembler à ça version mère de famille et transposée dans un monde réaliste .

 

 

Hanoko, un tome lu, le 03/04/2019

 

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