Mémoires de Vanitas (Les)

Mémoires de Vanitas (Les)

Titre original: 
Vanitas no Shuki (ヴァ二タスの手記)
Auteur(s): 
Genre: 
Fantastique, aventure, comédie, mystère, science-fiction
Éditeur original: 
Square Enix (prépublication dans Gangan Joker)
Éditeur français: 
Ki-oon (collection Shonen)
Date de sortie originale: 
2015
Date de sortie en France: 
2017 (le 6 juillet)
Nombre de tomes: 
3 (en cours)
Nombre de tomes sortis en France: 
2 (en cours)
Nombre d'éditions en France: 
1 simple
Couverture: 
Souple + jaquette glacée brillante
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
242
Prix: 
7,90€

Avis

Jun Mochizuki s'attaque au mythe du vampire. Elle ne pouvait pas choisir plus surexploité à outrance comme thème. Si, peut-être les amourettes de lycéens. Quoi qu'il en soit je vois mal ce que l'on peut encore apporter de réellement nouveau à ce jour à propos de cette créature fantastique. Mais c'est Jun Mochizuki quoi. Je me disais qu'on pouvait lui faire confiance après Pandora Hearts. Allons-y donc gaiment.

Le moins qu'on puisse dire est que l'on retrouve les éléments qui ont fait la notoriété de l'autrice. Un milieu européen fin XIX début XXème, du fantastique avec une part de légendaire, des personnages mêlant aussi bien passé torturée qu'autodérision totale, scènes d'action avec un peu d'épouvante qui enchaînent avec des moments doux et presque mystiques. Au fur et à mesure du récit, de nombreux personnages font leur apparition, plusieurs groupes se profilent avec des intérêts différents et chacun présente sa part de mystère. À commencer par le héros, qui se fait appeler Vanitas mais dont on se demande bien quelles sont les réelles intentions. C'est sûr, l'autrice sait construire des personnages avec plusieurs facettes.
Son talent au dessin demeure aussi dans la veine de ce que à quoi elle nous avait habitués. Son style est très reconnaissable avec l'expressivité des personnages, les ambiances féériques ou horrifiques, un travail encore plus performant de ses assistants pour dessiner les décors émerveillant faisant bien honneur à notre capitale. La composition des pages est excellente, nous avons quelques vues impressionnantes et les combats ne manquent pas de dynamisme. Leur mise en scène manque un peu de clarté parfois, rien qui soit très fouillis. Niveau character design, ce manga reste toutefois encore dans l'ombre des œuvres précédentes de l'autrice. D'un autre côté, l'environnement reste le même, mais beaucoup de bouilles nous sont familières. En particulier Vanitas, qui est le portrait craché de Léo de Pandora Hearts. Mais certains s'en écartent un peu, je pense notamment à Orlok et ses deux sbires, que l'on pourrait d'ailleurs croire sortis d'un D. Gray-Man.
Les Mémoires de Vanitas ne manquent pas de qualité, mais malgré tout, elles n'arrivent pas à vraiment m'intéresser à son histoire de vampires, de malédiction et de leur crise identitaire. Les quelques apports spécifiques à ce manga (l'histoire de la Lune Bleue et du vampire maudit) ne suffisent pour le moment pas à constituer un atout assez solide pour réinventer le mythe du vampire. L'idée d'un médecin pour vampire est toutefois assez intéressante, je suis assez curieuse de voir juqu'à où Vanitas peut soigner un vampire. 

Plutôt qu'une histoire de malédiction, il serait assez original d'introduire un aspect scientifique et biologique dans l'étude des vampires et l'inversion de la mutation d'humain à vampire. Ce ne semble pas trop la voie que va prendre ce manga mais bon, comme je l'ai dit au début, quand on connaît le travail de Jun Mochizuki, on sait qu'elle prépare du lourd. Laissons donc sa chance au manga pour la suite. 

Hanoko, un tome lu, le 13/07/2017

Commentaires

Inscrivez-vous ou connectez-vous à votre compte pour laisser un commentaire.

Vous êtes ici