Basilisk

Basilisk

Titre original: 
Basilisk
Auteur(s): 
Genre: 
Action, fantastique
Éditeur original: 
Kadokawa
Éditeur français: 
Kurokawa
Date de sortie originale: 
2004
Date de sortie en France: 
2006 (Octobre)
Nombre de tomes: 
5 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
5
Nombre d'éditions en France: 
1
Couverture: 
souple + jaquette glacée mat
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
208
Prix: 
7,90€
Rythme de parution: 
Terminé (bimestriel)

Avis

"Principaux ingrédients : bastons, ténèbres et ruses ninja. Chez Basilisk, cette recette est bien balaise. Il y a une histoire... Qui ne sert qu'à habiller le manga. Et puis entre nous, nous nous en foutons pas mal vu que l'intérêt ne se situe pas là. Des personnages bien mis en scène et nous sommes repus. Dans le premier volume, l'action en présente un bon paquet. Ils déboulent un peu tous au début, on pourrait s'y perdre mais dans la suite, ils interviennent fréquemment, ce qui fait qu'on les retient mieux. La principale difficulté se trouve dans celle de se rappeler qui appartient à quel clan, on peut se mélanger les pinceaux. Mais c'est moindre, il suffit de faire un tout petit peu gaffe et ça roule. De plus, chaque personnage étant singulier et ayant son style, on les confond peu. Les pouvoirs de chacun sont cool, ils font un peu X-men avec leur capacité individuelle bien déterminée. Ca complète bien l'arsenal de ninja, ou au moins, ça ne dérange pas dans la crédibilité. Même si d'un côté, la présence de ces pouvoirs surnaturels donne une dimension un peu excentrique ou déjanté au manga, je trouve quand même que Basilisk est plus réaliste que d'autres mangas sur certains points. Si on compare avec Kenshin le vagabond, (je ne le vise pas particulièrement, c'est juste pour prendre un shonen où le fantastique n'intervient pas véritablement) où les personnages ont beau recevoir des centaines de coups dits très puissants, ils ont les os en purée et les muscles en compote le sang qui se déverse, ils se relèvent quand même pour continuer le combat. Il n'y a pas ce genre d'absurdité dans Basilisk, les combats sont brefs, sans pitié, n'importe qui peut mourir, les retournements de situations sont la plupart du temps fatals. Et il n'y a pas que les moches qui passent à la casserole. Avec ça, le suspense est omniprésent.
Beaucoup encore à dire sur les personnages; ils ont un caractère bien trempé. Pas trop de machisme non plus, les filles sont dans l'ensemble sur un pied d'égalité avec les mecs. Bon, évidemment il faut toujours qu'il y ait une cruche et Oboro tient le rôle. Enfin, même si l'histoire semble tourner autour d'elle et de son chéri, les autres personnages apparaissent assez pour qu'aucun héros ne ressorte nettement.
Des personnages charismatiques mais des personnages qui attirent tout autant par leur apparence. En effet, l'auteur n'a rien délaissé, le souci du détail répondant présent. Par exemple, voyez la précision des rides d'Ogen et de Danjô au début. Bon après, leur dessin est excellent mais le style ne plaira pas à tout le monde. En effet beaucoup sont, disons-le, assez laids. C'est sûr qu'avec Basilisk, il ne faut pas avoir peur de se frotter à l'inhabituel car les ninja ont la plupart du temps été représentés comme des beaux gosses. Là d'une certaine façon c'est plus réaliste si j'ose dire.
Je parle beaucoup des personnages, il faut dire qu'ils occupent une place majeure dans le manga, mais ils ne sont pas le seul élément remarquable. La technique de dessin est particulière. Dans les décors, on peut parler de photos modifiées dans lesquelles sont insérés les personnages. Cependant, le résultat est modérément habile. Les ninjas ne s'intégrent pas très bien aux décors et donnent parfois l'impression d'être par-dessus. Bon j'exagère peut-être, toutefois, cette technique reste à parfaire. En dépit de cela, elle apporte quand même un plus parce qu'elle associe une atmosphère unique, une sensation de néant, d'enfermement des personnages bien que la plupart des scènes se passent dehors. Une ambiance visuelle telle que l'on pourrait penser qu'elle présage du poids du destin sur Oboro et Gennosuke. Peut-être que ce n'était pas le but du dessinateur, néanmoins, c'est ainsi que je le perçois. 

Bilan, Roméo et Juliette à la sauce ninja avec tout un beau monde dedans, belles bagarres oblige et une toute petite pincée d'érotisme.
Un mélange facile à résumer et ô combien efficace qui est en quelque sorte régit par la loi du "tout ou rien" dans le coeur des lecteurs. Basilisk peut passionner tout comme il peut dégoûter (et ça ne dépendra pas de l'âge ni du sexe, croyez-moi). Je dirais que ça dépendra de si on est prêt à lire des choses qui vont à l'encontre des conventions. Pour ma part, je pense que la réponse est claire!" 

Hanoko, 2 tomes lus, 12/06/07

"Ayant commencé par le dessin animé, j'ai été quelque peu surpris par le manga d'origine : on a une impressiion bizarre en regardant le dessin. En effet il semblerait que les décors aussi bien que les personnages aient été faits à l'ordinateur, et le manque de détail se fait vraiment sentir.
Je suis d'accord avec le constat d'Hanoko dans son analyse comparée manga/animé (Basilisk - Le parchemin des ninja Kouga), pour dire que le manga est axé boucherie. Ne serait que par les chapitres qui sont appellés tuerie ("première tuerie", "deuxième tuerie" etc), et les titres des chapitres ne font que décompter le nombre de ninjas encore vivants dans chaque camp. Ex : "Cinquième tuerie : 7 contre 9". L'aspect boucherie se retrouve également sur le plan narratif puisque l'histoire se déroule sur quelques jours seulement, inutile de dire que ça va très vite et que les tomes se dévorent.
Au final, Basilisk m'a diverti, mais la technique est plus que perfectible. " 

Docteur Spider, 22/02/08

A voir: la fiche de l'anime adapté: Basilisk - Le parchemin des ninja Kouga et le film se plaçant dans la même lignée Shinobi, heart under blade.
Combats à mort pour déterminer un unique survivant, retrouvez la même bataille avec des lycéens dans Battle Royale

 

Hanoko

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