Karaoke Terror

Karaoke Terror

Titre original: 
Shôwa kayô daizenshû
Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
Talion
Date de sortie originale: 
2003
Date de sortie en France: 
2008
Durée: 
112 minutes
Support: 
tV

Avis

"A Noël, Arte nous a diffusé une petite perle, la K7 traînait chez moi depuis. Je profite de mon mois d'août pour m'y mettre. Au départ, je sais juste que c'est un film japonais, et que ça s'intitule Karaoke Terror, il ne m'en a pas fallu plus pour être très tenté

Alors, dans ce film, deux groupes s'affrontent : d'un côté, des étudiants puceau vivant des petits boulots, qui évacuent leur libido en organisant des spectacles entre eux, et de l'autre, une bande de femmes divorcées, d'âge moyen, s'appelant toute Midori et se passionnant pour le karaoké. Un beau jour un des jeunes hommes tue une de ses femmes par hasard. Ce qui va déclencher une guerre acharnée, mais sans passion. 

En effet tous ces personnages sont complètement déconnectés de la réalité : ils restent froids face à la mort de leurs amis, et nourrissent également une envie de vengeance, non pas à chaud, mais en quelque sorte par principe. Ils vont élaborer des plans pour tuer à chaque fois un membre de "l'équipe" adverse. Ca donne lieu à des effusions de sang, et des scènes bien cocasses, à la façon d'un Men Suddenly in Black

Il est difficile de retranscrire l'ambiance du film, ci ce n'est par son décallage. C'est vraiment marrant. D'autant que la vengeance leur permet de donner un but à leur vie, d'en devenir véritablement les acteurs. Par exemple les femmes disent à plusieurs reprises qu'avant elles se réunissaient sans vraiment se connaître, depuis les affaires de meurtre, elles discutent réellement ensemble. "On est plus à l'écoute" de chacune d'entre nous. A mon avis ça a un petit côté Desperate Housewives. On rencontre dans leur sillage, une belle bande de tarés, de la nana brune aux cheveux longs qui parlent aux morts, en passant par un quincaillier qui veut bien vendre des armes, à condition que ce soit pour la bonne cause : buter des vieilles nanas.  

Karaoke Terror n'est donc pas un film d'horreur gore se passant dans un karaoké. Le titre japonais Shôwa kayô daizenshû, signifie en gros "Encyclopédie des Chansons Populaires de l'Ère Showa'" (selon l'article Sancho), ère qui s'est écoulé entre 1926 et 1989. Ca correspond aux chansons de jeunesse des héroïnes, et aux chansons favorites de nos adolescents (je vous laisse découvrir ça).  

Au générique de fin, on apprend que c'était adapté d'une nouvelle de Murakami Ryu. Je me disais bien aussi que c'était bien secoué et que ça ne pouvait sortir de nulle part. Pour rappel, Murakami Ryu est l'auteur de Bébés de la consigne automatique (Les) qui mettait déjà en scène une lutte intergénérationelle (et la dernière scène du film fait penser à la dernière du livre ^^). Avec Takashi Miike, il a pondu Audition.  

En bref, un film vraiment très agréable à matter :p" 

Docteur Spider, 10/08/09

Voir aussi Pure Asia, un émule.

 

Inscrivez-vous ou connectez-vous à votre compte pour laisser un commentaire.

 

Vous êtes ici