Temple Dôjôji (Le)

Temple Dôjôji (Le)

Titre original: 
Dōjōji (道成寺)
Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
Drame, fantastique, romance, horreur
Éditeur français: 
Forum des Images
Date de sortie originale: 
1976
Date de sortie en France: 
1999
Durée: 
19 minutes
Support: 
cinéma, DVD

Opening/Ending

Un opening sur fond de décors vaporeux simples et beaux.

Pas d'ending.

Résumé des épisodes

Avis

Premier film de marionnettes que je regarde de Kawamoto Kihachirō. L'affiche me semble un peu familière sans me souvenir où j'ai pu la voir par le passé. Rien que dans les premiers instants, je suis éblouie. 

Le film est d'une beauté tout à fait unique et saisissante que l'on ne soupçonnerait pas juste avec les mots. La qualité et le réalisme des mouvements des personnages sont excellents, allant de l'animation de leur corps et de leurs vêtements, au gré de leur déplacement et du vent.
Je ne sais pas si le réalisateur confectionne lui-même ses marionnettes mais quoi qu'il en soit, elles demeurent magnifiques aussi. Leur tenue vestimentaire est superbement réalisée et leur regard, pas si figée de ça, ne manque pas de poignant. Il est d'ailleurs très intéressant de combien ces poupées, au visage immuable, peuvent manifester tant d'émotion d'une scène à l'autre. Le travail du jeu de lumières permet d'amplifier certains traits afin d'adoucir ou durcir l'expression selon les moments du film.
Ces marionnettes évoluent dans des environnements entièrement peints à l'encre aquarelle semble-t-il. Les personnages d'y intègrent étonnamment bien malgré la différence du support deux dimensions par rapport aux protagonistes en trois dimensions. J'admire une fois de plus la prouesse et la beauté.
L'histoire, tragique et émouvante, ne m'aurait peut-être pas touchée dans d'autres circonstances. Mais la réalisation si singulière, la narration muette qui laisse place à l'image et l'ambiance musicale, subliment le récit. Seuls quelque smots ou courtes expressions viennent ponctuer les parties du films, qui aident à la compréhension ou donnent des indications de lieux sans alourdir le film. 

Pour le moment, la découverte de l'oeuvre de Kawamoto Kihachirō m'éveille le regard à un art que je ne connaissais guère. Un coup de coeur en attendant de voir les autres. 

Hanoko, le 25/05/2016

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