KAWAMOTO Kihachirō

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Dernière mise à jour : 06/07/2021 - 12:38

Biographie

Kawamoto Kihachirō (川本 喜八郎) est un réalisateur de films d’animation, concepteur et fabricant de marionnettes et ancien président de la JAA (Japan Animation Association), né le 11 janvier 1925 à Sendagaya et décédé le 23 août 2010.

Depuis son enfance, il se passionne par l’art de la création de poupées et crée les siennes dès l’école primaire. Ne pensant pas pouvoir gagner sa vie de sa passion, il étudie à l’Université Nationale de Yokohama au département architecture. Une fois diplômé, il intègre le studio photo de la société de production Tōhō en 1946. L’année suivante, il participe à plusieurs courts métrages tels que Ima Hitotabi wo (今ひとたびの), Sensō to Heiwa (戦争と平和) et Joyū (女優), au sein de l’équipe artistique menée par Matsuyama Takashi. Il s’y forme à l’art de la mise en scène et du tournage de films.

Par la suite, durant la période de conflits sociaux au sein de la Toho, il participe aux grèves. Matsuyama l’introduit auprès du magazine Asahigraph où il contribue à des photographies satiriques utilisant ses poupées, qui seront publiées dans un livre en 1953. Il rencontre à la rédaction d’Asahigraph l’éditeur, producteur et écrivain Iizawa Tadasu. Il franchit également une étape dans son art, affirmant désormais fabriquer non plus des poupées, qu’il considère comme des jouets pour enfants, mais des marionnettes, devenant telles des acteurs et actrices.

Licencié en 1950 par Toho, il devient animateur indépendant et travaille sur des publicités. Par l’intermédiaire d’Iizawa, il découvre en 1951 l’animateur tchèque de marionnettes Jiří Trnka via son film Le Rossignol et l'Empereur de Chine. Alors qu’il pensait abandonner les marionnettes pour un autre corps de métier, les travaux de Trnka l’intéressent alors au stop-motion et commence à travailler avec l’animateur Mochinaga Tadahito. En 1953, il lance un studio d’animation de marionnettes (NGプロ) et participe au premier film d’animation de marionnettes nommé Horoniga-kun no majutsu-shi (ほろにが君の魔術師). Il publie également plusieurs livres illustrés à partir de mises en scène de ses marionnettes, inspirées du cinéma.

En 1958, il cofonde la société Shiba Productions, avec Iizawa et le graphiste Hijikata Shigeru, pour créer des spots télévisés publicitaires animés et publier aussi des livres illustrés. En 1962, il quitte Shiba Productions et l’année d’après, il voyage à Prague pour y étudier l’animation de marionnettes auprès de Jiří Trnka et de son équipe pendant un an. Trnka encourage Kawamoto à représenter la culture de son pays dans ses travaux.

Il voyage également en Pologne, en Hongrie, au Roumanie, en Bulgarie, un URSS et dans des pays d’Asie centrale. Il nouera notamment des amitiés avec les animateurs Iouri Norstein et Roman Abelevich Kachanov. À son retour au Japon, il produit son premier court-métrage d’animation de marionnettes, Ne cassez pas les branches.

Ses films suivants tels que le Temple Dōjōji ou la Maison en flammes reflètent ses influences lui venant du théâtre Nō, Bunraku et Kabuki et remportent plusieurs prix nationaux, tels que le Prix Mainichi et à l’international.

Il expérimente aussi l’animation en papier découpé avec notamment la Vie d’un Poète et le Voyage.

En 1981, il sort son premier long-métrage d’animation, Rennyo and His Mother. L’anné suivante, il anime le spectacle de marionnettes télévisé nommé Sangokushi (l’Histoire des Trois Royaumes) pour enfants de la NHK, tout s’efforçant de la rendre appréciable aussi pour les adultes.

En 1989, il succède à Tezuka Osamu en tant que président de la Japan Animation Association.

En 1990, il retourne dans le studio de Trnka où il réalise par exemple la Princesse endormie.

En 2003, il pilote le projet de réalisation d’un film réunissant trente-cinq des meilleurs animateurs, Jours d’hiver, suivi deux ans plus tard de The Book of the Dead, concrétisant un rêve de longue date pour lequel il n’avait jusqu’alors pas obtenu le financement. La même année, la Ville de Paris lui décerne la Médaille de la Ville de Paris (Grand Vermeil) à l'occasion du festival Nouvelles Images du Japon.

Le 25 mars 2007 ouvre le Kihachiro Kawamoto Puppet Museum.

Le 23 août 2010, il meurt d’une pneumonie.

 

 

Sources : wikipédia anglais, français et japonais, https://www.nishikata-eiga.com/2010/08/passing-of-puppet-master-kihachiro.html et midnighteye.com

Œuvres disponibles

 

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