Petite Sirène (La)

Petite Sirène (La)

Titre original: 
Ningyô-hime Den
Auteur(s): 
Genre: 
Fantastique, horreur, ecchi
Éditeur original: 
Bunkasha
Éditeur français: 
Imho
Date de sortie originale: 
2002
Date de sortie en France: 
2005
Nombre de tomes: 
1 (one-shot)
Nombre de tomes sortis en France: 
1
Nombre d'éditions en France: 
1 grand format
Couverture: 
Souple, parcheminée
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
144
Prix: 
11€

Avis

"Mizuno est une mangaka vraiment étrange. Maîtresse de ce que j'appelle le kawaii-trash, elle nous propose avec ce titre une revisite très sombre et décalée du conte d'Andersen. Presque aussi dramatique que l'oeuvre originale, en fait.
Parlons d'abord du dessin. C'est là la patte de notre Mizuno chérie, un dessin tout en rondeurs, mignon au possible et pourtant tellement dérangeant... La Petite Sirène est tout en couleurs, avec des pages souvent dans les mêmes camaïeux. Le chara-design est superbement bien choisi, les soeurs sirènes sont toutes exceptionnelles, bien que Julie soit l'héroïne de notre histoire.
L'histoire, parlons-en. Des sirènes qui mangent de la chair humaine, on se rapproche fortement des légendes notamment antiques, bien que les sirènes d'Ulysse soient en fait des femmes-oiseaux. Toujours est-il que nous sommes loin des niaiseries de Disney. Julie et ses soeurs sont donc des sirènes dans la plus pure tradition, avec une haine farouche pour les humains qui les ont décimées. Elles tiennent un bordel pour attirer plus aisément les pêcheurs. Elles les dépouillent puis les mangent. Triste programme pour notre espèce, mais au fond, cela semble mérité. Julie croise donc un jour la route d'un humain pas comme les autres, brimé par les siens et ami avec les poissons. Ils tombent amoureux malgré des débuts difficiles et c'est ainsi que démarre le combat de notre couple pour sauver leur amour... Il y a bien, comme dans l'histoire de Disney et Andersen, cette idée de "je veux devenir humaine", mais cela va prendre des tournants bien audacieux. Je vous laisse découvrir ce chef d'oeuvre d'imagination.
Des scènes de nu dans ce manga, bien sûr. On parle de femme-poissons, de bordel et d'amour, après tout. Des scènes violentes également, avec du cannibalisme et compagnie. Un programme alléchant.
Je reviens sur le dessin pour parler de mon coup de coeur : le design des cheveux. Une pure merveille, surtout lorsqu'ils flottent sous l'eau. Cela apporte une touche de féérie dans ce titre. 

Au final, un seinen des plus rafraîchissants mais aussi un peu dérangeant. Vous ne verrez plus la petite sirène comme avant." 

DDG, le 03/02/13

Une autre sirène : Marina la Petite Sirène.

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