Shachou no Ojikan

Shachou no Ojikan

Titre original: 
Shachou no Ojikan
Auteur(s): 
Genre: 
Yaoi, humour
Éditeur original: 
Core Magazine
Éditeur français: 
Aucun
Date de sortie originale: 
2005
Nombre de tomes: 
1 (one-shot)
Sens de lecture: 
Original

Avis

Ayant l'occasion d'avoir l'édition en anglais de ce manga, je me plonge dans sa lecture. Le premier contact est plus que laborieux. En effet, j'ai longtemps atermoyé sa lecture à cause de la laideur de ses dessins. Je ne mâche pas mes mots car j'ai trouvé repoussant le dessin des personnages. Cette manie de dessiner des yeux extrêmement allongés et sinueux, de faire des nez eux aussi très longs, de rajouter des couches et des couches de traits pour la bouches, de faire des corps aux formes très carrées et avec une anatomie exagérée, qui est propre au genre du yaoi (et dans une plus moindre mesure le shojo) me laisse dans l'incompréhension. J'éprouve bien de la peine à déceler en quoi ce style peut présenter quelque de beau et séduisant. Pourtant, quand on voit les quelques furtives apparitions de personnages féminins, on peut constater que Tamaki KIRISHIMA ne dessine pas forcément mal. Donc tout cela m'échappe.
Cependant, grand bien m'en ait fait, je suis passée outre mon préjugé sur le dessin, ce qui m'a permis de découvrir un yaoi plein d'humour qui m'a vraiment amusée ^^
Le concept est simple et très drôle: Mutsuki a hérité de la direction d'une très grande entreprise de son défunt père. DG modèle, grâce à lui l'entreprise est en croissance importante. Cependant, une chose lui échappe: sur le Testament de son père est précisé que l'héritier de l'entreprise devra devenir un directeur diabolique sinon il ne pourra pas se maintenir. Mutsuki est pourtant la bonté et l'innocence personnifiées et comme ce dernier n'a jamais vécu que pour son entreprise ne connaît pas grand chose à la vie.
De ce fait, il va imaginer des actions maléfiques totalement décalées par rapport à sa mission malfaisante. Alors que je m'attendais à ce que le statut de patron diabolique implique qu'il licencie sans scrupule, pinaille sur les salaires des employés, soit égoïste et sans pitié pour les autres, il n'en est rien, lui va penser à des choses autrement plus... puériles. Ainsi il va se torturer pour réussir à gribouiller une affiche collée dans la rue, sonner chez des gens et se cacher aussitôt pour ne aps être vu, etc. Comme s'il avait déjà pas assez de mal comme ça, son frère Shizuka va placer un "allié de la justice" (Torii) pour l'empêcher de commettre ses méfaits. Shachou no Ojikan nous réserve de bonnes parties de rigolades. Le scenario, tout sauf crédible, se veut léger et bon enfant. La sauce marche car le manga n'est vraiment pas prise de tête, d'autant qu'il nous épargne le sempiternel triangle amoureux. Finalement, l'importance de la romance est un cran en dessous de celle de la comédie dans ce manga. D'ailleurs il y a assez peu de sexe. On remarquera d'ailleurs qu'il n'y a pas de censure sur les parties sexuelles des personnages, fait plutôt rare. 

Si vous parvenez à passer outre (ou bien apprécier qui sait!) le style graphique, vous aurez droit avec Shachou no Ojikan à une comédie très drôle qui change les idées. Une bonne surprise. 

Hanoko, volume lu, le 20/12/2012

Commentaires

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