Vampire Queen Bee

Vampire Queen Bee

Titre original: 
Jooubachi - Vampire Queen Bee
Auteur(s): 
Genre: 
fantastique, romance
Éditeur original: 
Kodansha
Éditeur français: 
Soleil manga
Date de sortie originale: 
2009
Date de sortie en France: 
17 novembre 2010
Nombre de tomes: 
6 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
6
Nombre d'éditions en France: 
1
Couverture: 
souple + jaquette glacée mat
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
192
Prix: 
6,95€
Rythme de parution: 
terminé

Résumé des tomes

Avis

Ah mode quand tu nous tiens !
Voici une énième histoire de vampire comme il en sort par dizaines ces dernières années. Le défi de réaliser une oeuvre qui présente un réel intérêt par rapport à la masse déjà existante me semble bien périlleux. Mais demeurons sans a priori et voyons ce que nous avons là. 

Nous débutons l'aventure avec Kagero, un jeune garçon qui est la victime de sa classe, incompris et rejeté de presque tous à cause de sa tendance intello et geek de l'apiculture. Un beau jour, des rumeurs de vampire rôdant dans la ville commencent à courir partout. Et pour cause, Kagero se fait aborder un soir par une lolita vampire qui le vampirise bon gré mal gré. Sauf qu'en échange, elle veut qu'il la protège voire qu'il soit son larbin. Ce vampire, Riko de son petit nom, possède le titre suprême de Queen Bee que convoitent tous les autres.
D'emblée, on remarque que le manga semble se placer dans la tendance lancée par la saga Twilight : les vampires présentés ne possèdent qu'une infime partie des caractéristiques de ces morts-vivants, tout ce qui les concerne qui est peu glamour a été volontairement occulté. C'est un choix, que je n'approuve pas, mais laissons cela de côté.
L'incipit est plein de clichés avec le héros chétif et mentalement en décalage par rapport à ses camarades, qui subit la violence gratuite de ses camarades mais qui bien sûr va radicalement changer. Donc bien sûr cela ne dure pas longtemps et notre héros va peu à peu évoluer grâce à l'aide considérable de Riko qui lui a donné des pouvoir hors-normes. Kagero se mute lentement en bad boy tombeur de nanas et de vampirettes.
Tous les rebondissements sont prévisibles à des kilomètres à la ronde et les personnages sont tous très stéréotypés sans exception. Riko et sa transformation physique ressemble à un mix entre Maya d'Enfer et Paradis et de Moka dans Rosario + Vampire. Peu original tout ça. 

Cependant, l'histoire narrée au-delà de la petite vie du héros peut être intéressante. La hiérarchie des vampires instaurée dans le manga est intrigante, on se demande bien pourquoi le titre de Queen Bee est si enviable. De plus, je trouve que le rapprochement entre l'organisation du statut des abeilles d'une ruche et le mode de reproduction des vampire est une comparaison plutôt intéressante. Les scènes humoristiques ont de quoi faire sourire, on se marre bien quand Kagero se retrouve en grand danger mais que ses observations scientifiques passent avant tout. C'est dommage que le manga n'ait pas davantage développé l'humour. Quitte à faire une histoire très cliché, ça aurait été terrible de transformer ça en atout et de faire une parodie du genre. Mais ce ne sera pas le cas semble-t-il.
Du coup on a droit à un manga qui manque de piquant et d'intensité. Et puis les scènes d'affrontement entre vampire manquent sérieusement de piquant. La manière dont Kagero gagne est assez peu crédible tellement c'est facile, ce qui rend les antagonistes peu charismatiques. Je suis aussi curieuse de voir ce qu'il se passera lorsque notre duo protagoniste rencontrera des vampires mâles.
Le manga est plus ou moins accrocheur visuellement. Les pages sont globalement bien dessinées et le trait est fin et précis. On relèvera certaines cases où la perspective et/ou certaines expressions des personnages ne sont pas toujours très bien faites. J'aime bien le tramage qui donne un aspect presque soyeux au manga. Mais on remarque que les scènes d'action, autant par leur dessin que par leur scenario manquent énormément de dynamisme, voire n'en ont pas. En effet, comme on l'a vu précédemment, il n'y a guère de combats puisque pour le moment, tous les adversaires de Kagero finissent à ses pieds. Mais nous verrons par la suite. 

Bilan : ça se laisse lire, ce manga reste divertissant, mais il comporte encore bien trop de clichés qui auraient pu devenir une force si le manga avait eu comme tonalité principale l'humour virant de temps à autre dans le déjanté.

Hanoko, un tome lu, le 25/11/2010

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