Talulu le Magicien

Talulu le Magicien

Titre original: 
Magical Talulutokun
Auteur(s): 
Genre: 
Humour, magie, aventure
Éditeur original: 
Shueisha
Éditeur français: 
Tonkam
Date de sortie originale: 
1989 (prépublication), 1997
Date de sortie en France: 
2000
Nombre de tomes: 
21 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
21
Nombre d'éditions en France: 
1 simple
Couverture: 
souple, glacée
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
190
Prix: 
6,25€
Rythme de parution: 
terminé (édition arrêté)

Avis

Voici un shônen comme je les déteste. De fait, je ne fais pas partie du public visé depuis de nombreuses années. Seuls les enfants apprécieront ce manga qui semblait tout de même avoir du succès, notamment au Japon.
L'histoire est tout à fait enfantine. Un jeune magicien nommé Talulu déboule après avoir été invoqué (je vous passe le nom de l'invocation ô combien débile) par un gamin malmené par certains élèves de sa classe. Ils deviennent amis et Talulu va aider Honmaru dans sa vie de tous les jours. Ou pas, car Talulu est facétieux, quelque peu ignorant des coutumes humaines et les situations cocasses s'enchaînent. Disons même qu'elles sont omniprésentes, avec cet humour que seuls les enfants apprécient. C'est souvent ridicule, plus que potache. En exemple, Talulu donne vie à une figurine de Godzilla d'Honmaru. Mais celle-ci mord Honmaru ! Mince, il a perdu sa main ! Mais non, elle était dans sa manche ! Etc. Une fois de temps en temps, ça prête à sourire. A toutes les pages, c'est très lourd. Surtout la dernière histoire du premier tome qui fait porter aux personnages un... caca magique. Si si.
Le chara-design ne casse pas trois pattes à un canard. Le coup de crayon est souvent simpliste, enfantin, ce qui colle, ma foi, bien avec le thème du manga. Les personnages y semblent disproportionnés, dans un mode pseudo-SD (super déformé). Par contre, certains passages sont très détaillés, avec un trait fin et agréable. Parfois, les femmes s'offrent des plans avantageux, presque gracieux. Le style reste vieillot à ce niveau, rappelons que le manga date de 1989 pour sa prépublication. Les machines (motos, voitures, hélicoptères.) sont super bien faites, par contre. Il y a un plan d'une moto qui s'arrête vraiment très joli. Après, cela fait peu pour remonter l'ensemble du manga.
Pour en revenir sur l'histoire, sachez qu'elle se divise, dans le premier tome du moins, en plusieurs historiettes où, chaque fois, Honmaru invoque de nouveau Talulu. Ils vivent des aventures qui font rêver des enfants de moins de 12 ans, comme faire vivre ses jouets, vaincre le méchant de la classe, embrasser la fille de ses rêves. Pas de quoi me faire trémousser, moi l'adulte sans illusion.
Le personnage de Talulu est insupportable. Il ne comprend rien à rien, fait des bêtises en veux-tu en voilà et mériterait quelques baffes. Il répète tout le temps « Talu » à la manière d'un Pokemon et ne tient pas en place. Honmaru ne relève pas vraiment le niveau puisque c'est un gamin des plus lambda (ce qui peut être un point positif), parfois courageux, parfois couard, qui aime une fille (ou plutôt THE fille de la classe, bien sûr) et qui se laisse marcher sur les pieds par un gros bourrin (un peu débile, évidemment). En gros, une brochette de jeunes héros classiques. Les adultes du manga sont un peu plus intéressants. On a la super maîtresse qu'on aimerait tous avoir (adultes :p), le papa un peu con mais super fun (qui aime regarder des porno même si son fils et sa femme sont là), la maman dévouée mais caractérielle. Certes, ce n'est pas trépidant, mais ils restent sympa à suivre, un peu. 

Au final, un manga pour enfants qui ne plaira qu'aux enfants, avec un dessin qui a mal vieilli. 

DDG, un tome lu, le 05/05/2013

Commentaires

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