Shigurui

Shigurui

Titre original: 
Shigurui
Auteur(s): 
Genre: 
Action, historique, drame, horreur, ecchi
Éditeur original: 
Akita Shoten (prépublié dans Champion Red)
Éditeur français: 
Panini manga
Date de sortie originale: 
2004
Date de sortie en France: 
9 février 2006
Nombre de tomes: 
15 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
11 (les tomes 10 et 11 compilent les tomes 10 à 15 de l'édition originale)
Nombre d'éditions en France: 
2 (édition simple et édition triple volume pour les 6 derniers tomes)
Traduction: 
Arnaud Takahashi
Couverture: 
Souple + jaquette glacée brillante
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
210 noir et blanc
Prix: 
8,95€

Avis

"Je connaissais vaguement de vue Shigurui de par ses couvertures peu engageantes. Et puis je suis tombé sur Shigurui son adaptation télé, et là, ça a été le coup de coeur direct. Le troisième étape est donc de revenir à l'original.  

Le manga commence par son issue. Six guerriers seulement survivront à ce tournoi organisé de façon illégale. On aura deux types de flash back : ceux nous ramenant dans la chronologie des affrontements (pas encore abordé au tome 3 de la série), et ceux nous renvoyant encore plus loin, vers le passé des personnages principaux, notamment la confrontation entre Fujiki et Irako. 

Le dessin est de qualité, mais le design ne nous caresse pas dans le sens du poil : les visages sont très ovales, les femmes ont des nez très courts, ça ne rend pas les personnages très beaux.  

Je ne me souvenais plus exactement pourquoi l'animé m'avait scotché, cette lecture me l'a rappelé : les personnages sont tous complètement frappés, ils sont monstrueux, psychologiquement parlant, mais leur trait de caractère se reflète dans leur corps et dans leur techniques de combats. Je vous laisse découvrir, c'est pas banal. 

Ce que l'on ressent de l'oeuvre originale, de l'auteur du roman, c'est le masochisme décrit par Shozo Numa (Yapou, Bétail Humain), dû à la défaite de la seconde guerre mondiale. Norio Nanjo a écrit des romans sadomasochistes mettant entre autre en scène des samouraïs, mais il a également contribué à la reconstruction du pays, en tant qu'expert en économie...  

Shigurui est un véritable coup boken dans le menton !" 

Docteur Spider, trois tomes lus, 18/09/08

J'avais commencé par la série quand elle débutait sa parution en France par le biais du fansub. J'avais été très séduite car l'anime est vraiment super bien fait, le character design impeccable, les couleurs froides très bien choisies, les combats très classes. Mais comme l'a dit Doc, le rythme était lent et j'ai décroché au bout de trois épisodes. Peut-être dans l'attente de regarder la suite plus tard quand j'aurai été davantage réceptive. Finalement c'est le manga original avec lequel j'ai repris Shigurui.
Alors là, c'est la grosse claque prise en pleine face. Si le premier chapitre est un eu lourd avec tous les termes techniques de la hiérarchie sociale, les événements historiques et les personnages qui ont l'air très étranges, la suite du manga devient saisissante!
La longue analepse explique la rencontre des deux protagonistes et donne au fur et à mesure tout son sens à la scène du premier chapitre. Seigen et Irako sont tous deux aussi charismatiques l'un que l'autre, chacun dans son style. Le premier droit avec un sens du devoir inébranlable, le second plus manipulateur et espiègle.
Shigurui est bien loin des manga d'action rencontrés couramment. Les combat sont parfois très lents, mais cela n'empêche en rien à ce qu'ils soient intenses. Le manga n'est pas très gore, dans le sens qu'il n'y a pas d'effluves incroyables de sang comme dans le style chambara, non, ce qui est montré est plus violent encore. Ici, nous sommes dans la contemplation de l'horreur. Le mangaka semble prendre un malin plaisir à estropier ses personnages, certains étant vraiment horribles. L'horreur est aussi psychologique car le sort réservé aux personnages est tragique et atroce.
Toute cette horreur est parfaitement rendue par le dessin tout à fait sublime. L'étude anatomique que manifeste l'auteur tout au long de chaque volume est très impressionnante. Par ailleurs, soyons honnêtes, Seigen et Irako sont quand même super bien foutus, ils ont tous deux un corps de ouf tout en restant sveltes, moi je me suis bien rincé l'oeil en lisant le manga haha. En plus, l'auteur les dessine souvent dans des poses très sexy et les présente à plusieurs reprises mis à nus, pour diverses raisons. Quoi qu'il en soit, en paradoxe avec la violence dessinée, c'était un sacré régal ^^. Je ne suis pas d'accord avec Doc lorsqu'il trouve que les personnages moches, notamment les femmes. Je trouve que leur petit nez, petite bouche et grands yeux à l'inverse leur donnent un aspect de poupée, un peu comme dans Battle Royale. Ce qui augmente l'angoisse lorsqu'on les voit brutalisées voire défigurées.

Tout cela rend le manga rend le manga passionnant alors que ce n'était pas gagné d'avance, vu l'ambiance très singulière et déroutante, mais aussi les couvertures qui ne sont guère engageantes comme l'a souligné Doc. J'ai dévoré les volumes que j'avais entre les mains, et j'attends la suite avec impatience.

Hanoko, trois volumes lus, le 22/10/08

Voir aussi Sidooh

 

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