Raisekamika

Raisekamika

Titre original: 
Raisekamika (ライセカミカ)
Auteur(s): 
Genre: 
fantastique, action, comédie, romance, ecchi, tranche de vie,
Éditeur original: 
Kadokawa Shoten (prépublié dans Shounen Ace)
Éditeur français: 
Delcourt-Tonkam (collection Shonen)
Date de sortie originale: 
mars 2017
Date de sortie en France: 
10 avril 2019
Nombre de tomes: 
4 (en cours)
Nombre de tomes sortis en France: 
1 (en cours)
Nombre d'éditions en France: 
1 de poche
Traduction: 
Studio Charon
Couverture: 
souple + jaquette glacée brillante
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
224
Prix: 
7,99€

Résumé des tomes

Avis

Un lycéen n’avait déjà pas assez avec l’école et le petit boulot à côté pour survivre. Il va aussi devoir traiter avec de vilaines incarnations du mal humain. Avec d’autres lycéens, il se retrouve à combattre ces Aramitama, grâce à des pouvoirs qu’ils doivent à leur nature cachée: être chacun la réincarnation d’un dieu.

 

En commençant ce manga, on pense assez vite à Twin Star Exorcists - Les Onmyôji Suprêmes, pour ce côté chasse aux êtres maléfiques contenus dans une dimension parallèle, un univers très marqué par le shintoïsme, mais aussi le fait que nous ayons un couple d’un lycéen et lycéenne comme personnages principaux (même si l’histoire est narrée du point de vue de Raise), d’où le fait que le titre du manga soit tout bêtement la contraction du prénom de ces deux personnages. Sachant que j’avais trouvé que Twin Star Exorcist était lui-même un condensé de pas mal d’influences d’autres shonen, ça vous en dit long sur l’inspiration de ce manga. On part donc d’une histoire des plus courantes, avec un héros normal qui se retrouve de but en blanc à devoir sauver le monde. Kamika pour sa part est la parfaite tsundere colérique mais cachant une très grande sensibilité. Des compagnons apparaissent et même une mascotte. Et du fan service dès les premières pages, avec en star Kamika, qui se fait souvent exhiber malgré elle ses formes voluptueuses. Comme les trois quarts de l’humour de ce manga passent par de l’ecchi, ça vous indique encore une fois le niveau de recherche pour les blagues.

Le potentiel aspect intéressant du manga est le fait que les personnages soient des réincarnations de dieux et héritent progressivement de leurs souvenirs, cela pourra amener des scènes intéressantes s’ils sont confrontés à un choix épineux, tiraillant leur conscience entre leur personnalité normale et celle de leur dieu. Mais pour le moment, c’est encore assez peu exploité, à voir sur le plus long terme.

Niveau dessin, on va dire que c’est plutôt le point fort. J’aime beaucoup l’effort fourni pour la richesse visuelle du Takamagahara, je regrette qu’il n’y ait pas plus de plans élargis pour en apprécier la beauté. J’aime aussi le design des Aramitama, bien qu’ils ressemblent pas mal à ceux des "Impurs" de Twin Star Exorcist (décidément). Pour ce qui est de nos personnages principaux, le dessin est correct, mais le niveau de détail semble bien pauvre par rapport aux décors ou même leur tenue de dieux. Cela peut être un style voulu, mais le contraste paraît quand même surprenant. Exception toutefois pour les personnages adultes comme le prof, qui sont beaucoup plus travaillés. Grosse déception cependant quant au design des costumes divins. En gros, les filles se résument à des gothic lolitas aussi sexy que ridicules, tandis que pour les personnages masculins, l’auteur fait preuve de plus de créativité. On aurait aimé qu’il se lâche plus en character design dépassant les proportions humaines, comme pour Susanoo, plutôt qu’il s’attèle au détail de dentelle des filles. En plus, les tenues n’ont souvent pas grand-chose à voir avec les dieux représentés, c’est un peu dommage.

Niveau combat, c’est très bordélique et ça se résumé souvent en immenses éclats d’épée dans le tas. Au moins, l’action est à peu près équilibrée entre les deux héros, il n’y a pas un boulet par rapport à l’autre et les autres auront droit aussi à leur heure de gloire. On attend de voir comment ils s’en sortiront face à des ennemis plus coriaces.

 

Si on doit résumer en quelques mots, nous avons là un shonen d’action finalement assez basique. Son dynamisme rend la lecture entraînante, mais dans les grandes lignes, c’est du vu et revu. Je ne doute toutefois pas que ce manga puisse trouver son public, d’ailleurs une adaptation animée ne m’étonnerait pas, tous les ingrédients sont là.

 

 

Hanoko, un tome lu le 12/04/2019

Wallpapers

Wallpaper/fond d'écran Raisekamika / Raisekamika (ライセカミカ) (Shōnen)

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