Kenshin Restauration

Kenshin Restauration

Titre original: 
Rurouni Kenshin - Tokuhitsuban
Auteur(s): 
Genre: 
Historique, action, drame
Éditeur original: 
Shueisha (prépublié dans Jump Q et Weekly Shonen Jump)
Éditeur français: 
Glénat manga
Date de sortie originale: 
2012
Date de sortie en France: 
juillet 2014
Nombre de tomes: 
2 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
2
Nombre d'éditions en France: 
1 simple
Couverture: 
souple + jaquette glacée brillante
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
160
Prix: 
6,90€

Résumé des tomes

Avis

La grande mode de ces dernières années et de ressortir de vieilles grosses licences à travers de nouvelles adaptations, quel que soit le media. Démarche commerciale ou volonté de faire revivre une grande saga, un peu des deux, le résultat provoquera tantôt lassitude tantôt surprise. Pour le cas de Kenshin, le film Kenshin le Vagabond est sorti alors qu'on n'attendait pas de retour de cette saga terminée et s'est révélé de bien meilleure qualité qu'escompté. C'est dans cette mouvance que Nobuhiro Watsuki, l'auteur du manga original Kenshin le vagabond, replie pour un nouveau manga proposant une vision alternative de sa propre oeuvre.
L'idée d'un tel manga me laissait perplexe mais je décidais de lui laisser sa chance. On y découvre une histoire à mi-chemin entre celle du manga originale et celle du film. Une ambiance plus sérieuse que dans le manga original avec des personnages un peu moins fantasques, tout en gardant un style un peu exubérant dans les combats, très classique des Shônen. Le scenario aussi est remanié, proposant comme dans le film l'affaire de Kanryu avec certains personnages nouvellement rattachés (alors qu'ils apparaissaient avant dans d'autres circonstances). Ce manga est donc mi-figue mi-raisin entre ambiance plus sombre qu'avant mais définitivement Shônen de par son traitement. Et je dois dire que le manga que j'avais tant aimé autrefois et aujourd'hui encore me paraît envolé.
Tout d'abord par le dessin de l'auteur qui a extrêmement évolué depuis les débuts de Kenshin le vagabond et qui ne se marie plus du tout avec l'univers de Kenshin le vagabond. Dans Kenshin Restauration, les personnages ont des traits tellement rigides, tellement dépouillés et simplifiés que je ne reconnais plus du tout les personnages auxquels je m'étais tant attachés. J'aimais tant le détail et la finesse qu'apportait l'auteur à ses personnages, tout en restant dans le registre. Même leur caractère s'en est trouvé altéré. Ils étaient si vivaces, si pétillants, si charismatiques, alors qu'ils ne semblent plus que l'ombre d'eux-mêmes ici. Il en va de même pour les combats, beaucoup plus sommaires, très loin des duels beaucoup plus élaborés et excitant d'avant. Pas de méprise, je ne dénigre pas du tout le talent de l'auteur à l'heure actuelle, je trouve que l'évolution de son style convient parfaitement à ses derniers mangas tels qu'Embalming - Une autre histoire de Frankenstein. Cependant pour Kenshin, tout le charme (qui commençait déjà à s'effriter dans les derniers tomes du manga original) s'est définitivement dissipé ici.
J'ai bien tenté de lire ce manga pour lui-même, sans rester bornée à la comparaison avec son prédécesseur, mais le scenario n'apporte guère de nouveauté et ne se résume qu'à une succession de combats sans intérêt. Le nombre de pages très limité n'a certes pas contribué à l'éventuelle réussite de ce manga, mais au vu de ce qui est narré, cela n'en valait finalement peut-être pas le coup. Toutefois, le dernier chapitre consacré à la rencontre entre Kenshin et un médecin occidental est un tantinet plus intéressant. Il aurait probablement été plus judicieux de mieux le développer sur tout le volume pour le rendre moins expéditifs et moins caricatural. Tout comme l'auteur, j'aurais apprécié de voir davantage Dankichi mis en scène, ce personnage avait un bon potentiel. 

Finalement la chose vraiment bien de ce manga était l'espace d'expression libre assez conséquent de l'auteur (que lui-même qualifiait d'inintéressante pourtant !). Étant fan de Kenshin, j'étais donc très heureuse de découvrir un peu la manière dont l'auteur voit son oeuvre, ainsi que sa vision de l'industrie des adaptations de manga. Je vais quand même lire la suite de ce manga, malgré ce difficile nouveau départ. 

Hanoko, un tome lu, le 21/08/2014

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