Keiji

Keiji

Titre original: 
Hana no Keiji Kumo no kanata ni
Genre: 
Samourai - Aventure
Éditeur original: 
Shueisha (Monthly Shonen Jump)
Éditeur français: 
Sakka (Casterman)
Date de sortie originale: 
1990-1993
Date de sortie en France: 
9 mars 2007
Nombre de tomes: 
18 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
18
Nombre d'éditions en France: 
1
Couverture: 
souple + jaquette glacée brillante
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
200
Prix: 
5,95€
Rythme de parution: 
Terminé (bimestriel)

Résumé des tomes

Avis

"On prend le dessinateur de Hokuto no Ken - Fist of the North Star (Ken le survivant), on lui fait faire une série de samourai d'un genre un peu spécial, et vous obtenez Keiji

Comme dans Hokuto no Ken, on retrouve ces mastodontes incroyables, ici des généraux , de simples gradés, ou d'autres kabuki-mono. Parmi la faune rencontrée, les shinobis (ninjas) sont en grand nombre. 

Le dessin de Keiji est vraiment bon, expressif, détaillé et dynamique. Il y a des scènes qui sont vraiment impressionantes, je ne peux rien vous dire sans vous gâcher le plaisir, en tout cas les auteurs ne lésinent pas sur les détails gores, et ne reculent devant rien. 

Le tome 2 est un peu moins exubérant, ce qui n'empêche pas notre héros d'accomplir de "grandes choses". Le tome 3 repart de plus bel, et clôture sans doute l'introduction de la série. Mais contrairement à ce qu'on pouvait s'attendre, avec l'installation de Keiji à Kyoto à partir du tome 4, on reste dans la lignée exacte de ce qui précède. Il n'y a pas de saut qualitatif, je dirai même que l'intérêt décroit. L'explication du relatif désintérêt que ça succite, est dû au caractère de Keiji, un peu trop "romantique" : il incarne le vrai esprit du combattant, aime se mesurer à des gens de son niveau, peu importe le protocole. Du coup quand il tombe enfin sur des durs à cuire, le combat tourne court car il épargne ses ennemis, qui deviennent copains avec lui, ses suivants, toujours présents à l'image, mais dans des rôles plus que minces. C'est décevant. 

Extraits des scènes les plus marquantes:

Tome 1 : Furuyama s'autodécapite pour redonner le moral aux troupes
Tome 2 : - (en le refeuilletant je n'ai pas retrouvé)
Tome 3 : L'assassin Komori mange des chauve-souris au petit déjeuner
Tome 4 : Kenji qui crache sa pipe en fer de façon horizontale, sabre, et récupère sa pipe en avançant la tête (come si elle avait fait du surplace, en lévitation)   

Etrange surprise, au beau milieu du tome 9, on arrête une intrigue en cours, pour sauter au chapitre suivant dans une histoire qui n'a rien à voir, une saga sur l'île de Sado, avec ses champs de bataille, ses personnages hauts en couleur, et ses scènes qui frappent les esprits. Ce revirement brutal s'explique sans doute par le constat que j'ai fait : Keiji devenait trop monotone, il fallait soit arêter la série, soit rebondir. Dommage que ça n'ait pas été fait proprement. 

Keiji, du fun et encore du fun, servi par un bon dessin, ce qui permet à ce titre de se démarquer, mais l'intérêt ne se renouvelle pas." 

Docteur Spider, 6 tomes lus, 27/02/08
Tomes 7 / 8 /9 : 06/08/08

 

 

On peut dire de Keiji qu'il est un récit épique se focalisant toujours sur son héros. Ce n'est pas pour rien car ce dernier a de la gueule avec la montagne qu'il est, ses tenues excentriques et très voyantes, sa capacité de tuer tout en ayant le coeur sur la main. On arrive au principal reproche que j'ai à faire au manga.
Il se concentre trop sur Keiji qui est le personnage même à qui tout réussi. Il est très populaire, a une force incroyable et réussi toujours ce qu'il entreprend. Bref c'est le meilleur, toute l'attention est portée sur lui. Pour une histoire, je trouve que ça manque cruellement d'intérêt car il n'y a aucune surprise sur le résultat. Même si c'est la manière qui compte, le résultat a lui aussi son importance. Ainsi, on voit que Keiji s'en sort toujours brillament, et on sait qu'il ressort tout le temps victorieux et qu'il est toujours montré sous son meilleur jour. Le manga pourra réellement s'élever seulement si on commence à voir d'autres facettes de la personnalité de Keiji, ou quelques moments de faiblesse de sa part.
Autre voie possible, que l'importance des personnages secondaires croisse. Ils sont présents, on ne peut le nier, mais pour l'instant aucun d'entre eux n'a un rôle majeur dans l'histoire. Même l'alter-égo de Keiji, son ami de jeunesse, n'est au final pas très important pour le manga. Keiji comporte dix-huits volumes, j'ose espérer que ce problème soit peut-être pas complètement mais au moins en partie résolu.
Au moins, il demeurera une chose qui est acquise pour le manga, c'est son dessin très soigné, très détaillé qui est tout simplement excellent.

Hanoko, trois volumes lus, le 13/10/07

Commentaires

Inscrivez-vous ou connectez-vous à votre compte pour laisser un commentaire.

Vous êtes ici