Karakuridôji Ultimo

Karakuridôji Ultimo

Titre original: 
Karakuridouji Ultimo (機巧童子ULTIMO)
Genre: 
Action, fantastique
Éditeur original: 
Shueisha (prépublié dans Jump SQ)
Éditeur français: 
KAzé manga
Date de sortie originale: 
2009
Date de sortie en France: 
2010 (le 28 octobre)
Nombre de tomes: 
12 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
12
Nombre d'éditions en France: 
1 simple
Couverture: 
souple + jaquette glacée brillante
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
208
Prix: 
6,99€

Avis

Il y avait bien longtemps que je n'avais pas lu du Hiroyuki Takei, il est un peu oublié alors qu'il a pourtant été à un moment un auteur très en vue avec son manga Shaman King. Mais apparemment, certains connaisseurs se sont manifestement intéressés qui a donné cette collaboration. Un manga scénarisé par un ponte du comics, Stan Lee et dessiné par Takei. 

Un voyageur transporte deux coffres dans une charrette. Des brigands un peu trop curieux vont les ouvrir, loin de se douter qu'ils libèreraient l'incarnation du bien et celle du mal.
Ce manga fait parfaitement la fusion de Marvel et du Shônen. On y trouve d'une part, la forte dichotomie du bien et du mal et des êtres dotés de superpouvoirs. Et de l'autre un héros lycéen (presque) normal qui se retrouve propulsé au coeur d'un grand combat, avec le sidekick, la fille qu'il n'a probablement falloir sauver à un moment... Des caractéristiques qui peuvent être communes aux deux genres bien sûr. Et un aspect cher à l'auteur, un côté très bouddhique dans le fait que le personnages se soient réincarnés dans une autre époque.
L'idée de départ est assez originale, un étrange scientifique, Dunstan (qui nous rappelle quelqu'un bien sûr  ), veut observer si à force égale, le bien l'emporterait sur le mal ou vice-versa, au delà des combats humains. Et les personnages s'annonçaient plutôt sympathiques. Le fait que l'histoire se déroule sur deux époques donne plus de profondeur aux personnages. En voyant les conséquences sur l'époque contemporaine, on se demande ce qu'ils ont pu faire par le passé, comment ils en sont arrivés là, etc. Cependant je regrette quand même que le manga parte sur du shonen classique. En effet, les Karakuri Dôji se lient à des maîtres humains dont ils dépendent, ce qui permet de donner un but réel aux humains dans leur combat. Une démarche qui se comprend mais qui nous ramène à du manga d'action très basique foncièrement manichéen rempli de bon sentiment. Je pense que le manga aurait été bien plus épique dans un style plus Seinen, tel une chronique de combats dantesques entre les deux Karakuri Dôji et des humains, victimes des ravages de leur duel. Nous verrons bien ce que le manga aura à nous proposer.
On reconnaît parfaitement le style graphique de Hiroyuki Takei, qui fait souvent dans la disproportion pour ses personnages. J'aime toujours autant sa patte très pêchue et son imagination. Les fans vont donc s'y retrouver. 

Des choses intéressantes, d'autres moins, mais ce manga mérite l'attention! 

Hanoko, un tome lu le 06/01/2017

Commentaires

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