Dungeon of the Black Company (The)

Dungeon of the Black Company (The)

Titre original: 
Meikyuu Black Company (迷宮ブラックカンパニー) - The Dungeon of the Black Company
Auteur(s): 
Genre: 
Heroic-fantasy, humour, tranche de vie, aventure
Éditeur original: 
Mag Garden (prépublié dans Comic Blade)
Éditeur français: 
Komikku
Date de sortie originale: 
2016
Date de sortie en France: 
5 juillet 2018
Nombre de tomes: 
3 (en cours)
Nombre de tomes sortis en France: 
1 (en cours)
Nombre d'éditions en France: 
1
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
176
Prix: 
7,99€

Avis

Quand on a tout fait pour pouvoir se la couler douce une fois entré dans la vingtaine, ce n'est pas pour tout recommencer! Kinji, plongé d'un coup au milieu de prolétaires, ne compte pas le rester longtemps et usera de tous les moyens pour s'élever dans les classes sociales. 

Voic un manga assez délirant qui transpose le milieu ouvrier minier à un univers heroic fantasy, semi-moderne. On y retrouve toutes les problématiques d'exploitation de la classe ouvrières entre salaires minables, pression toujours croissante sur la productivité, travail éreintant, logements qui laissent à désirer. Ajoutons à cela le danger des attaques de bêtes surnaturelles féroces et ça devient un vrai calvaire. Kinji se sert de toutes ses connaissances d'entrepreneur, de commercial et de négociateur, en d'autres termes d'entourloupeur  pour ne pas rester dans ce traquenard. Nous avons donc le parfait anti-héros, qui se sert des autres et les fait trimer à sa place en leur promettant de belles choses. On voit par moment qu'il n'est pas aussi cruel qu'il laisse paraître, mais il reste quand même une belle raclure qui ne s'améliore pas avec le temps ^^. Pour le moment les autres personnages restent assez secondaires, nous verrons par la suite si quelqu'un tiendra vraiment tête à Kinji. Le concept est fendard en tout cas.
Côté dessin, on a du niveau aussi. Les personnages sont tous bien dessiné, l'auteur a son petit style à lui. C'est assez détaillé et dynamique. On sent aussi qu'il s'en donne à coeur joie sur les expressions malveillantes de Kinji. Les décors sont pas mal, avec une bonne gestion de trames pour les lieux souterrains. La seule chose qui m'énerve est le gros monstre qui se change en petite minette pour la facilité de l'histoire et le fan service gratuit. Ça aurait été tellement plus fun que Kinji ait à se trimballer cette espèce de T-Rex ignoble! 

Un manga bien barré qui sort un peu des sentiers battus, jusqu'où ira Kinji dans sa mégalomanie? 

Hanoko, un tome lu, le 29/08/2018

Commentaires

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