Deadman Wonderland

Deadman Wonderland

Titre original: 
Deadman Wonderland
Genre: 
Fantastique, action
Éditeur original: 
Kadokawa
Éditeur français: 
Kana
Date de sortie originale: 
2006
Date de sortie en France: 
8 octobre 2010
Nombre de tomes: 
13 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
13
Nombre d'éditions en France: 
1
Couverture: 
souple + jaquette glacée mat
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
192
Prix: 
6,25€€ avant puis 6,75€€
Rythme de parution: 
bimestriel

Avis

"En commençant Deadman Wonderland, je ne sais pas à quoi m'attendre. Tout ce que je sais c'est que les auteurs ont déjà signé Eureka Seven qui n'était pas folichon et que la série se passe en prison. Mon avis sur la série va être assez contrasté : Plein de bonnes idées, et des déceptions.  

Au départ on nous présente une "prison parc d'attraction", prison privatisée qui va permettre la reconstruction de Tokyo détruit par un tremblement de terre dix ans auparavant. Miam miam. Notre héros se retrouve dans cette prison, où - on va se rendre compte au fur et à mesure - tout le monde est plus ou moins fou, parfois doublé de schizophrénie. Les prisonniers qu'on va suivre (les "deadman") ont tous des pouvoirs liés à la manipulation de leur sang, leur geôliers vont les faire s'affronter. Enfin notre prison n'est pas ce qu'elle paraît être, il y a du mystère. Bref Deadman Wonderland est bourré de bonnes idées. 

Je dirais que son plus gros défaut, c'est d'être un Shônen, au sens où il s'adresse à une certaine tranche d'âge, jeune. Du coup les auteurs sont un peu limités. 

Certes il y a un vernis de folie qui parcours chaque page, chaque personnage de la société dans lesquels vivent nos héros est atteint, mais ça manque d'épaisseur. En fait les ennemis sont juste méchants... Un élément qui le confirme, c'est le dessin, certes beau, mais à qui il manque un vrai brin de folie, de folie véritablement gore. De même on reste dans du politiquement correct. 

Ensuite ce qui m'a vraiment gêné et qui fait qu'on y croit pas, c'est que notre héros soit jeté en prison sans enquête et que la prison dans laquelle il se trouve est un vrai moulin. Les auteurs n'arrivent pas à nous faire croire que nos héros qui passent leur temps à se balader entre les zones de la prison sont vraiment traqués par la sécu. Par exemple, plusieurs fois dans le tome 6, on peut lire « encore des intrus ? », bref c'est un vrai moulin cette taule:/ Pourquoi un coup nos personnage ont une liberté totale de mouvement pour préparer la révolution, et le coup d'après ils semblent incarcérés... Pourquoi ne tentent ils pas de s'évader ? Bref le tout n'est pas très crédible.  

Finalement, tout le scénario, est un prétexte à nous montrer des bastons, et nous narrer de belles histoires d'amitié...Un pur Shônen, derrière son côté sanguinolent..Deadman Wonderland possède une bonne idée de départ, mais qui conduit à un manga assez plat. Cette série, je l'aurai aimée plus noire, plus folle. On n'atteint pas le côté trippant que peuvent avoir d'autres séries de prisonniers similaires du type La Mosca ou l'arc Stone Ocean de JoJo's Bizarre Adventure."  

Docteur Spider, 3 tomes lus, 29/12/10
Tomes 1 – 4 à 8, 12/02/14

Après avoir entendu parler de ce manga par mes coéquipiers et sur la toile, je me plonge dans la lecture de ses premiers volumes. Mon sentiment rejoint globalement celui de Doc. 

Ganta est précipité dans un monde carcéral pour le moins immoral et se retrouve dans un univers où il perd quasiment tous ses repères. Comme l'a dit justement Doc, on n'arrive pas à croire que le héros se fasse comdamner comme ça si vite et qu'il n'ait absolument aucun proche qu'on ait vu l'aider dans cette affaire alors qu'il vivait une vie normale. Dans Togainu no Chi par exemple, l'arrestation du héros sur de fausses accusations était très bien amenée et plausible mais ici, on reste perplexe. Bref passons.
Arrivé dans la prison, la violence redouble, Ganta se retrouve obligé de passer des épreuves aussi horribles unes que les autres. Le concept de Deadman Wonderland est bien malsain et efficace. Là on commence à avoir les tripes qui se nouent, à flipper avec le héros et bim! Chamboulement. Le pouvoir fantastique du héros fait qu'il va se retrouver dans la section G de Deadman Wonderland. Changement d'ambiance. Là on revient à du Shônen très classique avec le système de hiérarchie et classification des pouvoirs des différents Deadmen (Ganta, Senji et compagnie), des combats où le héros, confronté à des gens a priori bien plus forts que lui, réussira quand même à triompher. Il fera aussi étalage de sa vertu en apportant de l'humanité dans toute cette boucherie. Bref, c'est du classique.
Mais parallèlement, d'autres intrigues demeurent: l'homme rouge par qui tout a commencé, Shiro cette jeune fille qui rappelle beaucoup Raël d'Agharta ou Yureka pleine de mystère, qui dissimule un pouvoir énorme. Sans compter aussi l'organisation même dirigeant la prison Deadman Wonderland et les expériences scientifiques qui y sont pratiquées sur les Deadmen. Encore un complot à contrecarrer.
Vous me suivez toujours? Nous voici face au problème principal: le manga part dans tous les sens. Pourtant, paradoxalement on n'est pas largué, le scenario reste tout à fait compréhensible. Simplement, notre attention est divisée entre trop de choses, ce qui fait qu'on ne parvient pas à s'immerger vraiment dans le manga.
À l'inverse, cela constitue aussi la richesse de ce manga. Les personnages sont nombreux et travaillés. Même s'ils sont assez stéréotypés, l'empathie s'installe et on a envie de les voir évoluer. Le scenario est complexe entre les nombreux mystères et menaces qui sont introduits. Mais il y en a trop dès le début, il vaudrait mieux les répartir plus judicieusement sur la suite.
En conséquence directe de tout ce qu'on a vu, l'ambiance a le cul entre deux chaises. D'un côté, on a quelques scènes extrêmement violentes qui ont de quoi faire frémir. De plus, je reste assez intriguée par les illustrations de chapitres qui ne sont composées que du titre "Deadman Wonderlad" écrit à chaque fois différemment, comme si se dissimulait un message codé. De l'autre, on a du sentimentalisme très conventionnel, ce qui donne un aspect bien pensant au manga. Une fois de plus, je rejoins l'avis de Doc sur le fait que le manga soit un Shônen ait sûrement joué, les auteurs ont dû probablement se limiter pour conserver un récit abordable. Le dessin est globalement très bon, très dynamique et agréable à regarder. Mais la démence dans le regard des personnages manque un peu de force alors que même parmi les Shônen, on trouve beaucoup de manga où la folie dans l'expression faciale des personnages nous saisit davantage. 

Deadman Wonderland possède en somme beaucoup d'atouts non négligeables mais le début part trop dans des directions différentes et se disperse. J'espère que par la suite montrera un meilleur équilibre car c'est une série avec un énorme potentiel.

Hanoko, trois tomes lus, le 18/11/2011

Pour l'adaptation animée, c'est ici : Deadman Wonderland.
Avec les mêmes personnages, pour le même public, voir Mirai Nikki.
Pour goûter à la folie furieuse, jetez entre autre un oeil à Bambi.

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