Animal Kingdom

Animal Kingdom

Titre original: 
Doubutsu no Kuni
Auteur(s): 
Genre: 
Fantastique, aventure, drame, comédie
Éditeur original: 
Kodansha (prépublié dans Bessatsu Shonen Magazine)
Éditeur français: 
Ki-oon
Date de sortie originale: 
2009
Date de sortie en France: 
2014 (le 23 janvier)
Nombre de tomes: 
14 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
14
Nombre d'éditions en France: 
1 simple
Couverture: 
Souple + jaquette glacée brillante
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
196
Prix: 
6,60€
Rythme de parution: 
Bimestriel

Avis

Makoto Raiku revisite le mythe de l'enfant sauvage dans une histoire bien à lui. Un nourrisson, abandonné de sa mère, va être recueilli par un clan de ratons-laveurs. Très vite, le jeune garçon acquiert la capacité de parole, comprenant non seulement le langage des ratons-laveurs mais aussi celui des autres animaux. Alors que la loi de la jungle prévaut, il ne sera pas facile pour lui de faire la part des choses… 

Le manga commence dans une ambiance très enfantine avec ces ratons-laveurs au design plus que loufoque, notre héros bénéficie d'un cocon chaleureux et très vite, nous entrons dans le vif du sujet : la chaîne alimentaire qui monte les espèces les unes contre les autres pour la survie de chacun. Animal Kingdom oscille en fait entre une histoire simplette enfantine et un fond très sérieux à forte portée éthique.
Les héros ont un design très enfantin et leurs quelques petites farces s'ancrent parfaitement dans ce type de personnage, mais à l'inverse, les autres animaux rencontrés, autant par leur design réaliste et très détaillé que par leur comportement, sont beaucoup plus mûrs. Les scènes sont assez tristes, voire cruelles, représentant très bien la loi du plus fort dans le monde animal et les combats sont même assez violents pour un manga pour enfant. On a l'impression que l'on aura affaire à un manga joyeux et plaisantin alors que l'histoire est en fin de compte à chaque fois déprimante, les personnages sont tout le temps aux abois. Plutôt que la dualité des deux orientations, Animal Kingdom semble davantage osciller entre deux registres peu compatibles. J'apprécie beaucoup le fait que l'auteur ne réalise pas un manga pour enfant qui soit puéril et stupide, d'autant qu'il a vraiment un bon coup de crayon agréable à regarder. Mais de ce fait, le design très particulier et grossier des ratons-laveurs à tête d'humain a de quoi rebuter en comparaison au reste du manga.
Par ailleurs, ce rapprochement de genres opposés rend aussi un peu difficile l'immersion dans le manga. L'idée de l'enfant capable de communiquer avec toute espèce animale est excellente et introduit des valeurs assez percutantes, comme celle savoir écouteur l'autre pour le comprendre. Les différentes espèces s'entredéchirent pour la pérennité des leurs, incapables de s'ouvrir les unes aux autres. Seul cet enfant pourrait amener un terrain de dialogue. On y voit aisément un rapprochement à faire sur le plan humain, rendant le tout très pertinent. Mais l'étiquette manga pour enfant vient alourdir la chose car les personnages nous disent tout d'emblée, il n'y a aucune finesse dans les dialogues. Et cela pour que la teneur de l'enjeu demeure accessible au jeune public bien sûr, mais quand on lit le manga à un âge un peu plus avancé, on se demande vraiment quelle est la réelle direction de ce manga.  

Animal Kingdom s'avère beaucoup moins gamin que ne le laisse escompter la couverture. Une lecture intéressante bien que de nombreux éléments rendent sceptique sur la chose. 

Hanoko, deux tomes lus, courant janvier 2014

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