Switch love

Switch love

Titre original: 
Kanojo ni Naru Hi (彼女になる日)
Auteur(s): 
Genre: 
romance, tranche de vie, humour, fantastique
Éditeur original: 
Hakusensha (prépbulié dans La La DX puis dans Anelala)
Éditeur français: 
Delcourt-Tonkam (collection Shojo)
Date de sortie originale: 
2013
Date de sortie en France: 
13 février 2019
Nombre de tomes: 
4 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
2 (en cours)
Nombre d'éditions en France: 
1 simple
Traduction: 
Margot Maillac
Couverture: 
souple + jaquette glacée mat
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
176
Prix: 
6,99€
Rythme de parution: 
trimestriel

Avis

La petite enfance, une époque où la sexualité peut être encore floue, où on ne leur a inculqué les notions normalisées (clichés) de masculinité et de féminité. Si bien que dans ce monde, c’est parfois carrément des changements de sexe qui s’opèrent selon la démographie. Sauf que cas exceptionnel ici, c’est à un lycéen que la chose arrive!

 

En voilà une idée de départ fofolle. Nous suivons un lycéen dont le meilleur ami devient subitement une fille et qui devra composer avec cette situation inédite. Nous avons d’un côté, la concernée qui prend la situation complètement à la légère. Mamiya décide de ne pas se prendre la tête et continue sa vie avec cette nouvelle donne. Il devenu elle s’en joue aussi en provoquant notre héros Miyoshi et le titillant, avec son esprit taquin habituel.

Le manga commence donc avec pas mal de scènes amusantes où Mamiya n’en finit pas de s’amuser à faire tourner en bourrique Miyoshi avec son nouveau corps, d’autant plus que ce dernier a un blocage envers les filles. Il ne parvient plus à regarder Mamiya en face. Le second degré de Mamiya provoque un contraste avec le sérieux et le manque d’aisance de Miyoshi qui sert bien l’aspect comique du manga. Le fait que cela soit un shojo nous épargne aussi un excès d’ecchi qu’il y aurait si ça avait été un shonen.

Cependant, Switch love arbore quand même trèèèès vite un côté romance assez chiant. Évidemment, nos protagonistes vont très vite éprouver une nouvelle attirance l’un pour l’autre, ce qui nous ramènera méchamment à de l’histoire d’amour gnangnan. Malgré quelques tentatives de l’autrice pour apporter de la nuance, le résultat ne change pas tellement. En plus, même si c’est drôle, ce n’est pas crédible que Mamiya soit toujours si câlin. Par ailleurs le manga véhicule une idée que je trouve fort critiquable: l’idée que forcément un garçon et une fille ne puisse rester amis sans intention amoureuse.

Par ailleurs, ce genre d’histoire incite toujours à s’interroger quant aux conséquences sur la société de personnes changeant de sexe. D’autant que le phénomène ne semble pas des cas isolés à en croire l’introduction du manga. Ainsi on aimerait découvrir ce qu’il se passera au-delà de cette petite romance, un peu dérisoire à côté.

Le dessin est plutôt réussi. On remarque une certaine patte de la mangaka, dans la manière de dessiner les visages. Les pages ont un assez bon équilibre, entre présence visuelle des personnages, travail sur les décors et usage raisonné de trames décoratives. En revanche, pouce baissé pour les visages de profils bien laids (chose malheureusement pas rare dans les shojo).

 

Switch love a donc de quoi plaire à un lectorat masculin et féminin, proposant une romance lycée pas banale, même si plusieurs éléments m’ont tout de même agacée (probablement car ce n’est pas mon style de manga au départ). La fin du premier tome est assez bizarre, je me demande de quoi sera faite la suite. Dans la même thématique, vous pouvez poursuivre avec Lily la Menteuse et Prunus Girl par exemples. Ou alors Hosigi Iyagi, pour des bouleversements dans la sexualité d'une autre catégorie.

 

Hanoko, un tome lu le 12/02/2019

 

À savoir q'un manga spin-off est sorti peu après, nommé Kanojo ni Naru Hi Another

 

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