Messiah - Messiah Sancturay Swarm

Messiah - Messiah Sancturay Swarm

Titre original: 
Messiah - Seiiki Ishuu (メサイア 聖域蝟集)
Genre: 
Mystère, shonen-ai
Éditeur original: 
Kadokawa shoten (prépublié dans Asuka)
Éditeur français: 
Soleil manga
Date de sortie originale: 
2011
Date de sortie en France: 
2014 (le 18 juin)
Nombre de tomes: 
2 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
2
Nombre d'éditions en France: 
1 simple
Couverture: 
souple + jaquette glacée
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
160
Prix: 
6,99€
Rythme de parution: 
terminé

Avis

Quand un manga allie bishonen et conflits politique, le résultat laisse facilement dubitatif quant à la crédibilité de la chose. Je pense être passée totalement à côté de ce titre, n'ayant eu que le tome deux entre les mains, mais aussi pour d'autres raisons.  

J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire en cours de route qui paraît assez compliquée de prime abord. On peut suivre le scenario mais les enjeux me sont restés inconnus donc j'ai eu du mal accrocher. L'histoire de ce manga est potentiellement intéressante de par ces intrigues gouvernementales et internationales, cependant, plusieurs points refroidissent un peu l'envie de connaître ce qu'il s'est passé dans le premier volume.  

Tout d'abord, les dessins que j'ai détestés. Déjà je ne comprends pas la manie qu'ont certains mangakas à dessiner des personnages à la boîte crânienne mesurant le double de la hauteur du visage. C'est laid et on croirait avoir affaire à des martiens (dans leur représentation caricaturale en science-fiction). J'espère qu'a l'instar d'Abeno Chaco, Hiyoshimaru Akira la dessinatrice de ce manga rectifiera ça dans une oeuvre futur.
Ensuite, les personnages paraissent tellement figés comme des poupées et ne changeront presque jamais d'expression pendant tout le volume. Un peu de vie mince! Les rares cases où l'auteure aurait pu démontrer de variété d'expression notamment les scènes avec Ochibu, elle se contentera de couvrir ses yeux avec sa touffe de cheveux. Paresse ou tentative de cacher une maladresse? Qui sait.
Et pour terminer, la narration est assez désastreuse. Les quelques scène d'action sont embrouillées et imprécises, on ne comprend presque rien à ce qu'il se passe, et la composition des pages est monotone à souhait. Ce défaut demeure typique des illustrateurs qui s'improvisent mangakas. Les pages sont très soignées, la dessinatrice démontre d'une certaine finesse dans son trait qui pourra séduire beaucoup de lectrices, mais clairement, le chemin reste long à parcourir en termes de mise en scène et de narration.
Messiah n'échappera pas non plus à ce qui peut être une tare du Shôjo, une absence ou une incomplétude de décors qui rend le manga vide. Je veux bien que l'accent soit davantage mis sur le visage des personnages, mais quand les décors sont zappés plus des trois quarts des cases, la création d'un univers devient quasi-impossible. La substitution via des trames rend le tout très superficiel. 

Puis je reviens sur non pas l'histoire mais le scenario, c'est-à-dire comment est racontée cette histoire. Messiah semble relater de quelque chose d'assez grandiose impliquant le Japon et la Russie. Ne se composant que de deux volumes, l'action aurait dû être soutenue et intense. Or sur ce tome deux, les personnages passent 90% de leur temps à palabrer et il ne se passe presque rien. Difficile donc de se sentir concerné. Ce défaut ne met pas du tout en valeur les personnages auquel je ne me suis pas attachée une seconde. Quant à l'aspect shonen-ai, il est présent, mais il m'a laissée indifférente : ni amusement, ni agacement. 

Ce manga Messiah a été une lecture laborieuse voire exaspérante. Malgré cela, on entrevoit un fond d'histoire intéressant qui donnerait envie de se pencher sur l'oeuvre originale. 

Hanoko, tome deux lu, le 02/02/2015

 

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