Five

Five

Titre original: 
Five
Auteur(s): 
Genre: 
Romance, comédie
Éditeur original: 
Shueisha
Éditeur français: 
Kana
Date de sortie originale: 
2004
Date de sortie en France: 
Romance, comédie
Nombre de tomes: 
15 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
15
Nombre d'éditions en France: 
2 (édition normale et édition collector)
Couverture: 
Souple + jaquette glacée
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
180
Prix: 
6,25€
Rythme de parution: 
Terminé (Bimestriel)

Avis

Je vous préviens d'avance, la shojo killer va encore frapper, car ce manga à peu près réuni tout ce que je trouvais naze en matière de Shôjo.

L'histoire de départ est très maigre, comme pour pas mal de shojo si on y pense, mais la suite du scenario ne rattrape en rien ce vide car on nous sert une romance des plus revues dans les shojo. On retrouve le genre du harem masculin composé évidemment des plus beaux mecs de l'école qui sont les meilleurs partout et à la popularité sans borne, gravitant autour d'une héroïne qui a l'air un peu aigrie au début mais va vite se laisser émouvoir par tous ces mâles qui lui tournent autour. Tous ne cherchent pas forcément à sortir avec elle ou à la draguer, mais elle qui voulait des amis, en voilà qui lui sont servis sur un plateau. Ce manga est tellement déconnecté de la réalité et invraisemblable qu'on y croit pas du tout et qu'on ne s'attache pas le moins du monde aux personnages. Gros stéréotype supplémentaire que l'auteur nous fournit: des grosses pouffes qui viennent brimer l'héroïne pour qu'elle arrête de fricoter avec Toshi mais évidemment, le prince charmant vole à son secours. Le reste du volume propose des petites aventures qui ne laissent aucun suspens et qui n'ont aucun intérêt vu la façon dont les choses sont présentées. Franchement, dès la moitié du volume un, j'ai commencé à sauter les dialogues à mon plus grand soulagement car il n'y a rien à en retirer à part des banalités dites dans n'importe quel shojo. Je n'aime pas vraiment ce genre de shojo en général, mais je prends toujours le temps de lire correctement. C'est vraiment rare qu'un manga mette autant à mal ma patience. L'auteur essaye pourtant d'ajouter un peu d'originalité dans ses personnages, en dévoilant par exemple les peurs de Toshi ou en montrant le franc parler de Hina, mais c'est bien maigre comme apport un peu novateur à côté de tout ce qui me déplait.
Pour ne rien rattraper, les dessins sont tout bonnement hideux, le style shojo le plus à la mode ces temps-ci est poussé à son paroxysme avec des personnages squelettiques aux yeux énormes et aux lèvres affreusement pulpeuses. Sérieux, j'avais plus l'impression d'avoir affaire à des aliens plutôt que des lycéens en pleine fleur de l'âge. Petit élément appréciable toutefois, ce shojo a évité le stéréotype de la fille timide qui a des hublots énormes en guise de lunette, elle reste mignonne avec une paire de lunettes normale. D'une autre côté, ce sont plutôt ses yeux qui sont des hublots, donc faire des lunettes de la même envergure n'aurait pas été envisageable je pense. C'est dommage que les planches soient si moches alors que je trouvais les couvertures de volumes et les illustrations de chapitre assez stylées et engageantes, je ne pensais vraiment pas être déçue à ce point quand j'ai ouvert le premier tome. 

Fiouuu, je ne sais pas ce que donnent les volumes suivants mais je me demande bien comment l'auteur pourra s'en sortir avec un début que j'estime si mauvais. D'un autre côté, je n'ai même pas envie de le savoir.

Hanoko, un tome lu en diagonale, le 20/09/09

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