Cheeky Love

Cheeky Love

Titre original: 
Namaiki Zakari.
Auteur(s): 
Genre: 
romance, tranche de vie, humour, sport
Éditeur original: 
Hakusensha (prépublié dans Hana to Yume)
Éditeur français: 
Delcourt-Tonkam (collection Shojo)
Date de sortie originale: 
2013
Date de sortie en France: 
2017 (le 8 février)
Nombre de tomes: 
9 (en cours)
Nombre de tomes sortis en France: 
3 (en cours)
Nombre d'éditions en France: 
1 simple
Couverture: 
Souple + jaquette glacée
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
192
Prix: 
6,99€

Avis

Les amourettes de lycéens sont le sujet fétiche des auteures de Shôjo, ça fait bien longtemps que ce n'est plus à prouver. Dans cette masse innombrable de mangas du genre, est-il possible de se démarquer? En fait oui, sans trop de peine même je dirais, car ces histoires suivent un schéma archétype en majeure donc il suffit de pas grand-chose pour sortir du lit. C'est le cas de Cheeky Love

L'histoire de ce manga demeure classique. Il s'agit de l'histoire d'une lycéenne qui n'a jamais connu l'amour mais tout bascule pour elle du jour au lendemain où un beau gosse populaire va s'intéresser à elle au plus haut point. La différence réside ici dans le tempérament de l'héroïne et peut-être son environnement.
Yuki est du genre sévère et se veut inébranlable depuis que ses nombreux petits frères et soeurs ont testé mille fois ses nerfs. Bien qu'elle ait rejoint le club de basket en tant que manager par amour pour son capitaine Kido, elle remplit ses fonctions avec sérieux et ne rechigne pas à la tâche. Si bien qu'elle tient aussi le rôle de coach par moment. Quand un jour Naruse découvre ses sentiments pour Kido et développe des sentiments pour elle, elle se braque pour renier cette faiblesse et veut tout faire pour ne pas craquer pour Naruse, persuadée qu'il joue avec elle. C'est plaisant d'avoir pour une fois une héroïne qui a vraiment du caractère et non pas une greluche niaise. Son personnage est cohérent, elle reste acariâtre et refuse la défaite, ce n'est pas seulement une façade dans l'introduction du manga qui tombe trois chapitres plus loin. D'ailleurs, elle a quelques répliques saugrenues qui m'ont même donné quelques éclats de rire. Certes, c'est le genre de personnage qui me ressemble un peu, donc je me suis attachée plus facilement. Mais c'est surtout de voir une héroïne qui change un peu de l'ordinaire qui importe. Naruse me paraît un peu plus classique comme personnage masculin principalement. Mais grâce à ses interactions avec Yuki, il devient un peu plus intéressant.
L'autre élément qui ajoute un petit plus au manga est le fait que l'histoire se passe en grande partie dans un club de basket. Chose plutôt rare en Shôjo et surtout qui fait un clin d'oeil à tous les Shônen de sport où les filles tiennent le rôle potiche de manager. Ici Yuki serait une Riko (Togainu no Chi Kuroko) version shojo, et ce manga redonne un peu ses lettres de noblesse au rôle de manager (qui ressemble beaucoup à du boulot de larbin de manière générale). Ce contexte permet aussi de mettre en scène une bande de joyeux lurons que sont les membres. Peu sont développés mais on sent que l'auteure peut avoir quelque chose pour eux derrière la tête, certaines cases laissent penser que quelques-uns d'entre eux pourront prendre de l'importance.
Le dessin reste dans la veine des autres shojo mais heureusement, pas trop d'exagérations au niveau de l'utilisation de trames de motifs pour les fond, ni de gros plan à gogo avec des yeux énormes scintillants. En outre, l'auteure s'est donné la peine de rendre ses pages un minimum dynamiques et une bonne anatomie pour représenter les scènes sportives. Bien que, ne soyons pas trop exigeants, ces moments demeurent très peu détaillés. 

Cheeky Love, foncièrement demeure un manga similaire à ses congénères. Cependant, les compléments et particularités que l'auteure a apportées à son oeuvre lui donnent un petit charme.  

Hanoko, un tome lu le 09/02/2017

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