Baroque Knights

Baroque Knights

Titre original: 
Baroque Kishidan
Auteur(s): 
Genre: 
Tranche de vie, fantastique, mystère
Éditeur original: 
Akita Shoten (prépublié dans Princess comics)
Éditeur français: 
Soleil manga
Date de sortie originale: 
2010
Date de sortie en France: 
2013 (le 27 février)
Nombre de tomes: 
8 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
8
Nombre d'éditions en France: 
1 simple
Couverture: 
Souple + jaquette
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
192
Prix: 
6,99€
Rythme de parution: 
terminé

Avis

Une lycéenne grande gueule a été invitée à intégrer une école de haut niveau malgré ses notes moyennes, sans qu'elle sache pourquoi. En outre, cet établissement est pourvu d'un règlement plus que douteux, limitant considérablement le droit de sortie des élèves à l'extérieur du campus. Elle va très vite se lancer à l'attaque contre ce fichu système et entend parler qu'un groupe d'élèves privilégiés à qui l'on concède des permissions de sorties. Elle va donc s'employer à entrer dans ce groupe où les élèves semblent avoir des pouvoirs spéciaux. Par la suite elle va également enquêter sur des mystères de l'école et se retrouver mêlée à des histoires entre les élèves. 

Baroque Knights se veut un manga de lycéens sortant de l'ordinaire par l'ajout de surnaturel à petite dose, servant à créer un méandre d'aventures extra-scolaires de nos protagonistes. L'auteure veut nous offrir une histoire intrigante pleine de secrets, mais le scenario peine à nous captiver car on reste dans l'anecdotique la plupart du temps. J'ai pris l'histoire en cours de route, ce qui n'aide pas à suivre, mais ce que j'ai lu ne m'a guère incitée à poursuivre sur le sujet. Les personnages passent leur temps à crapahuter dans l'école sur leurs petites affaires, on a tout sauf l'impression de voir la vie quotidienne dans un lycée d'élite où tous les élèves sont censés cravacher.
Après, il est vrai que le mystère impliquant le fantastique devrait justifier la chose. Cependant, ça reste trop superficiel. D'autant que les personnages n'ont rien de mémorable. Même s'ils sont variés et semblent avoir un minimum de rôle, aucun ne retient vraiment l'attention. Le caractère très grossier et moqueur de l'héroïne n'ajoute pas non plus beaucoup de fun au manga car son agressivité a plus un goût d'attaque gratuite que de sens de la répartie aiguisé.
Pour ce qui est des dessins, là encore les réserves sont de mise. Dans les premiers chapitres du manga, le niveau était plutôt correct, mais par la suite ça se dégrade malheureusement. Le trait des personnages est beaucoup trop rigide, ce qui sape totalement leur vivacité et leur expressivité. De plus, au début l'auteure prenait le temps de dessiner les bâtiments et environnements pour planter le décor, mais par la suite, tout cela passe à la trappe et on a de plus en plus de trames posées pour faire du remplissage de fond. Bref, c'est pas joli joli tout ça. 

Baroque Knights s'est doté de quelques cartes pour tenter de se démarquer des autres Shôjo, mais le résultat n'est pas très concluant, on rame un peu à lire ce manga. Il nous épargne les niaiseries classiques des Shôjo sans pour autant nous montrer s'il en a dans le ventre. Il faudrait voir ce que cela donne sur la longueur, le potentiel n'étant pas nul ; encore faut-il en avoir l'envie. Un manga qu'on aurait voulu aussi baroque que son titre. 

Hanoko, chapitre 1 et tome 4 lus, le 23/12/2013

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