Yapou:bétail:humain

Yapou:bétail:humain

Titre original: 
Kachikujin: Yapoo
Auteur(s): 
Genre: 
Science-fiction, horreur, ecchi
Éditeur original: 
Gentosha Comics
Éditeur français: 
Kami
Date de sortie originale: 
2003
Date de sortie en France: 
2007 (le 22 Août)
Nombre de tomes: 
9 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
3 (arrêté)
Nombre d'éditions en France: 
1
Couverture: 
Souple
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
192
Prix: 
14,90€
Rythme de parution: 
interrompu

Avis

Je crois bien n'avoir lu aucun manga aussi dérangeant que celui-ci. Dans le genre horreur, Elfen Lied était pas mal mais Yapou, bétail Humain joue dans une toute autre catégorie qui nous dégoûte plutôt que de nous apitoyer.
En premier lieu, il casse toute les idées ancrées en nous et renverse toutes les tendances lorsque Pauline est présentée. Ensuite le manga se focalise sur les Yapous.
Tout est expliqué dans les moindres détails comme si on lisait un manuel d'école: l'élevage des Yapous, leurs caractéristiques, leurs conditions de vie, etc. C'est développé de façon objective de sorte qu'au début nous soyons vraiment effrayés par les abominations qu'on voit puis au fur et à mesure qu'on lit, on en arrive à s'habituer et à ne plus être autant choqué. Mais ça revient quand on passe à un nouvel aspect de l'utilisation des Yapous, et on a l'impression que chaque nouveauté est pire que la précédente. Tout ce qui est montré par le biais du personnage de Pauline nous semble complètement fou, mais quand on voit Clara au début et la cruauté dont elle est capable sans état d'âme, on peut comprendre comment le futur a pu en arriver là. Pour nous, ça semble plus hallucinant qu'autre chose, mais quand on adopte le point du vue du manga, on se prête davantage au jeu, ce qui est d'autant plus inquiétant.
Cela n'empêche pas de trouver vraiment effrayant tout ce que l'auteur a pu imaginer. Je n'ai pas lu le livre original mais si ce manga est fidèle, le livre doit être sacrément gratiné. Quoique, peut-être qu'en livre, on imaginerait un peu moins les choses, tandis que là, avec les dessins du manga qui sont particulièrement poignants, le sort des Yapous nous horrifie d'autant plus. Le mangaka a parfaitement illustré l'histoire.
Dans un premier temps j'avais trouvé les dessin très étranges, voire un peu ratés au niveau des visages. Mais finalement quand on voit la bizarrerie du manga, ces dessins déroutants conviennent tout à fait.
La narration est aussi très particulière. On enchaîne séquences de dialogues et d'actions et séquences d'explications comme elles s'enchaîneraient dans un livre. Les phases d'explications sont accompagnées par les dessins de sorte que l'on pense davantage à un livre illustré plutôt qu'à un manga. Les phases d'action sont elles aussi accompagnées des commentaires d'un narrateur. J'ai trouvé ce procédé très habile ici, et loin d'être lourd comme c'était le cas dans certaines manhua comme Voie du héros (La), il s'agit sans doute d'un clin d'oeil au fait que le manga soit adapté d'un roman. 

Yapou, bétail humain brise toutes les traditions en matière de manga, autant par l'histoire que par les abords plus techniques. Je ne sais pas si je pourrais lui donner un coup de coeur tellement il m'a fait horreur, mais une chose est sûre, il ne laissera personne indifférente...

Hanoko, un volume lu, le 09/09/07

 

"J'avais lu au moment de sa sortie du premier tome de Yapou, Bétail Humain, et j'étais curieux lorsqu'il a été annoncé, de voir comment l'auteur de Golden Boy s'en sortirait, vu que le matériel original est assez hardu. 

On se rend compte d'emblée que le manga est très fidèle au roman, tant au niveau du déroulement et du rythme de l'histoire, que de son style, à savoir très descriptif, nous montre que le système de Shozo Numa - original, frappant, et torturé- est bien huilé.  

La différence, c'est bien sûr le passage à l'image. je ne m'imaginais pas le petit japonais si robuste, son image ayant été sans doute altérée par son rôle futur. Mis à part ça, le design est fidèle à ce qu'on imaginait, à savoir que les femmes sont désirables et les yapou bien minables. Le dessin n'est pas bon pour autant, j'aurai du mal à vous dire si le dessin est très maîtrisé, dans un style à la Kemonozume, ou bâclé. En effet les poses sont bête comme choux, le trait n'est pas très précis...
La différence, et le plus par rapport au bouquin, ce sont les schémas explicatifs qui nous sont montrés, même si dans le roman, c'était clair. Mais ça permet au manga d'être un peu plus aéré (il n'y a pas de dialogue ni d'action, seulement des explications, parfois on aurait envie de sauter tout ça). 

Comme dans le roman original, on est sidéré par cet univers futur, renversé, révulsant, ne laissant aucune place à la révolte. Mais le masochisme de l'auteur nous fait doucement rire grâce aux multiples utilisations du bétail humain, du chien au cunnilinger

Au niveau de l'édition, la couverture s'ouvre dans le sens franco belge, mais le manga se lit dans le sens japonais. J'espère que les tomes suivants, s'ils sortent un jour, mettront tout en ordre. 

Une lecture qui interpelle vraiment, au delà du dessin et du scénario." 

Docteur Spider, un tome lu, 14/08/08

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