Sakuran

Sakuran

Titre original: 
Sakuran
Auteur(s): 
Genre: 
Drame, tranche de vie, histoire
Éditeur original: 
Kodansha
Éditeur français: 
Pika
Date de sortie originale: 
2001
Date de sortie en France: 
2010
Nombre de tomes: 
1 (one-shot)
Nombre de tomes sortis en France: 
1
Nombre d'éditions en France: 
1
Couverture: 
souple, glacée, brillante
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
300
Prix: 
13,50€

Avis

"Enfin Sakuran apparaît sur le sol français, 2 ans après le film (Sakuran).
Avec son gros format, ses couvertures brillantes et ses tranches de page roses, on pouvait s'attendre ici à un manga bien fifille. En vérité, Sakuran est un bonbon au cyanure couvert de sucre.
L'histoire nous plonge dans le quartier des plaisirs Yoshiwara, et plus spécifiquement dans la maison close Tamagiku. Nous sommes à l'ère Edo, et nous suivons la vie compliquée de Tomeki, devenue Orin puis Kiyoha à 17 ans. Jeune fille vendue, elle est servante d'une courtisane jusqu'à ce qu'elle devienne apprentie puis courtisane elle-même. Rebelle et se contrefichant éperdument des punitions pourtant lourdes qu'on lui inflige, Tomeki/Orin/Kiyoha ne cherche qu'à fuir ce huis clos plein de soie, de violence et de sexe.
Le monde des courtisanes, qui ne sont pas geishas, mais juste prostituées, est un monde régi par une politique stricte et complexe. La hiérarchie est primordiale, et nulle ne peut sortir du quartier des plaisirs. Calomnies, zizanies et bagarres secouent la maison close, notamment à cause de Kiyoha. J'admire beaucoup sa rage de vivre, bien qu'elle semble se battre contre des moulins. Le milieu est difficile alors qu'il reluit comme une pièce de monnaie.
Graphiquement, c'est assez spécial mais pas laid. Un soin particulier a été apporté aux décors et aux objets, notamment les kimonos. Les visages sont assez particuliers, cela ressemble un peu à Dolis. J'apprécie l'ambiance qui est lourde et édulcorée.
Captivante courtisane, Kiyoha est de ses femmes qui se battent pour des idéaux impossibles à atteindre. Pourtant, elle n'abandonne jamais, et use de tous les stratagèmes possibles pour vaincre son ennui et sa rage. Mais elle est aussi une jeune femme comme les autres, avec des rêves et des illusions qui, tôt ou tard, se fanent comme les courtisanes. 

Excellent." 

DDG, le 02/12/10

 

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