Sabu & Ichi

Sabu & Ichi

Titre original: 
Sabu to ichi torimono Hikae
Auteur(s): 
Genre: 
Enquête - Action
Éditeur original: 
Shogakukan
Éditeur français: 
Kana
Date de sortie originale: 
1966-1972
Date de sortie en France: 
22 octobre 2010
Nombre de tomes: 
4 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
4
Nombre d'éditions en France: 
1
Couverture: 
détachable
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
1000 environ
Prix: 
29€
Rythme de parution: 
terminé (biannuel)

Avis

"45 ans après le début de sa publication, Sabu et Ichi (1966), débarque en France. Il s'agit d'une oeuvre de l'auteur de Kikaider, Kamen rider, Cyborg 009, ou bien encore Miyamoto Musashi : Shotaro Ishinomori.  

Sabu et Ichi c'est l'histoire de deux enquêteurs à l'époque d'Edo. Ichi, masseur aveugle et remarquable sabreur, fait bien sûr penser à Zatoichi (comportement, technique de sabre, mise en scène de l'auteur). Mais qui est inspiré de qui ? Il utilise également des jetons de go comme projectiles.  

Quant à Sabu, il a un rôle classique également : c'est le joli-coeur rend jalouse la fille de son chef. Il manie fort habillement une corde avec un poids ou une lame au bout, avec des dizaines de variantes au nom exotiques : "technique de la corde dite du moulin à vent" etc.
Il sert également à Ichi pour lui décrire les choses (aspect d'une maison, d'un cadavre). 

Ainsi généralement un personnage vient à la maison pour de l'aide (ya eu quelqu'un de tué ou disparu), leur chef est malade et alité, il leur confie la mission. Sabu déblaye le terrain : il va voir la scène de crime, interroge le voisinage. Ichi se sert de ses talents de masseur pour entrer dans les riches demeures et laisser trainer ses oreilles. A un moment de l'enquête, tous deux se retrouvent pour jouer au go (parfois au shogi) et discutent de leur affaire. Le jeu les aident à réfléchir. 

Sabu et Ichi ce sont des petites enquêtes pas forcément intéressante où derrière le magique (tengus...) ou pas, se trouvent en fait des hommes hauts placés et véreux. Avec cet aveugle, et pour nous lecteur, il s'agit d'aller au delà des apparences. Chaque histoire reprenant le même déroulement, c'est à lire à petites doses. 

Il y a néanmoins dans cet épais premier volume (1136 pages) quelques affaires qui sortent du lot : le chapitre "Le marionnettiste", dans lequel la métaphore de la manipulation est bien filée, où "Shamaikur" où l'adversaire n'est autre... qu'un chien. Le reste de ce que j'ai lu est de facture classique.  

Le dessin est veille école, mais reste frais (Ishinomori ne nous a pas fait du Tezuka-like comme dans Miyamoto Musashi) . La mise en scène des combats est assez virtuose. Je pense notamment à "Un récit de la rivière Sumida", dans le noir, avec de très beaux mouvement de lame blancs qui viennent trancher la noirceur des pages... et les corps.  

Pour ma part, même si la lecture est plaisante, je n'ai pas accroché : trop orienté enquête policière, avec beaucoup de dialogues, même si les scènes d'action sont présentes à chaque chapitre, et que le dessin est agréable." 

Docteur Spider, tome 1 lu entre janvier et février 2011

Commentaires

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