Remote

Remote

Titre original: 
Remote
Genre: 
Thriller, action, ecchi
Éditeur original: 
Kodansha
Éditeur français: 
Pika
Date de sortie originale: 
2002
Date de sortie en France: 
2005
Nombre de tomes: 
10 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
10
Nombre d'éditions en France: 
1 simple
Couverture: 
souple, glacée
Sens de lecture: 
Original
Prix: 
7,90€

Avis

"Ce titre propose un véritable condensé de tout ce que je n'aime pas dans les mangas.
Tout d'abord, le dessin. C'est assez laid, comme si le mangaka n'avait pas encore terminé de faire ses gammes. Le chara-design est quelconque, avec son lot de stéréotypes : héroïne mignonne aux gros seins, partenaire ténébreux aux cheveux tombant devant les yeux... Si l'anatomie avait été un peu plus soigné, on aurait pu faire l'impasse sur le manque d'originalité du titre. Hélas, les mains sont laides, difformes, les visages souvent différents pour un même personnage... C'en est presque navrant, surtout quand on remarque les diverses positions sexy de l'héroïne, comme une ultime tentative pour appâter le chaland.
L'histoire ensuite : c'est assez classique là encore. Des enquêtes criminelles assez farfelues, avec un cerveau d'un côté et une paire de jambes de l'autre. Kurumi est le personnage d'action. Hélas, c'est une cruche sans ambition, on se demande même se qu'elle peut bien ficher ici. Le cerveau, c'est un mec à la L de Death Note. On aurait pu crier au plagiat vu les ressemblances, mais le présent titre est sorti avant Death Note, et puis ce genre de personnages est très courant. Toujours est-il que notre cerveau aime les maths, écrire sur les murs et placer sa main devant son visage comme s'il allait dominer le monde par la pensée. Il n'aime pas les gens, vit cloîtré dans son manoir. Il y avait de l'idée (même peu originale), mais l'ensemble est trop mal orchestré pour que la sauce prenne. J'en suis même venue à détester l'héroïne, ce qui n'est pas bon signe.
L'enquête du premier tome nous conduit sur les traces d'un clown tueur. Il laisse derrière lui des énigmes que notre duo résout sans difficulté. Peu de suspens, peu de challenge... Je n'ai pas été emballée par leur travail de réflexion et de terrain. Je me suis même ennuyée. Pourtant, on a droit à quelques éléments mystérieux façon fil rouge, mais cela ne m'a pas harponnée.
Petit point qui m'a chiffonnée aussi, c'est l'image que l'on donne de la femme au Japon. Certes, cette image est une réalité, mais j'ai été à la fois triste et heureuse de la voir montrée. Kurumi quitte son travail car elle se marie. Toutes les femmes japonaises (ou presque, puisque le manque d'argent commence à faire changer la donne) vivent au foyer dès qu'elles trouvent chaussure à leur pied (ou que la chaussure les choisit). C'est une réalité bien loin de nos habitudes françaises, et c'est peut être ça qui m'a dérangée en lisant le manga.
Bref, un manga qui permet au moins d'avoir une vision de la place de la femme dans la société japonaise (début 2000)... 

DDG, le 25/04/2014, un tome lu.

Commentaires

Inscrivez-vous ou connectez-vous à votre compte pour laisser un commentaire.

Vous êtes ici