Prophecy [The Copycat]

Prophecy [The Copycat]

Titre original: 
Yokokuhan - The Copycat (予告犯-THE COPYCAT)
Genre: 
Drame, tranche de vie, psychologique
Éditeur original: 
Shueisha (prépublié dans Jump Kai puis dans Young Jump)
Éditeur français: 
Ki-oon (collection seinen)
Date de sortie originale: 
2014
Date de sortie en France: 
2016 (le 8 septembre)
Nombre de tomes: 
3 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
1 (en cours)
Nombre d'éditions en France: 
1 simple
Couverture: 
Souple + jaquette glacée brillante
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
208
Prix: 
7,90€

Avis

Paperboy, le justicier urbain et connecté à la toile récidive! Ou plus précisément, il fait des émules avec des petits jeunes qui veulent appliquer leur justice dans l'anonymat. Après Prophecy, voici son poulain Prophecy the Copycat.
Changement de vedette, cette fois ce sont des lycéens qui endosseront ce rôle. Ils vivent dans une situation précaire et défavorable, s'efforcent de tenir au mieux chaque jour. Mais un jour quand une tragédie survient, deux d'entre eux décident d'en punir les responsables. Pour cette suite, Prophecy s'oriente plus vers le drame humain que la satire sociale. Elle existe mais ce sont avant tout de vies malheureuses d'adolescents livrés à eux-mêmes décrites ici. Ils n'ont pas le recul et la réflexion du héros du manga original, ils agissent de manière plus impulsive par rapport à ce qu'ils vivent directement. Le manga nous offre ainsi un point de vue encore plus discutable sur le sens de la justice. Une thématique récurrente dans de nombreuses oeuvres où il est question de vouloir palier soi-même les lacunes du pouvoir juridique officiel et de la police. Contrairement à un Death Note ou un comics de super-héros où le protagoniste n'est pas au début directement lié aux criminels qu'il arrête, ici nous partons sur des vengeances pures et dures. Le côté diffusion sur les réseaux sociaux est présent à nouveau mais à ce stade, il demeure secondaire. On se demande donc quelle sera la réaction du Paperboy original face à ses petits camarades improvisés.
Pour ce spin-off, le dessin est confié à Obata Fumio. Le trait est plus nerveux, plus gras, les décors fourmillent de détails et les pages globalement plus sombres, afin de correspondre davantage à l'ambiance ghetto version japon. Le dessinateur a un bon coup de crayon bien incisif. 

On ne tape pas forcément dans quelque chose de très original, mais ce premier tome promet de belles choses pour la suite quant aux proportions que prendra cette affaire! 

Hanoko, un tome lu, le 18/09/2016

 

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