nekokappa

nekokappa

Titre original: 
Neko Kappa
Auteur(s): 
Genre: 
Etrange, noirceur
Éditeur original: 
Kawade shobô shinsha
Éditeur français: 
Imho
Date de sortie originale: 
2002
Date de sortie en France: 
2009
Nombre de tomes: 
1 (one-shot)
Nombre de tomes sortis en France: 
1
Nombre d'éditions en France: 
1
Couverture: 
Souple, cartonnée
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
164
Prix: 
10,95€

Avis

"Nekokappa c'est quoi ? Et bien un recueil d'histoires dont on se demande parfois la signification, avec un trait rude, noir, et des personnages étranges.
Graphiquement, c'est, comme je viens de le dire, très sombre. Les traits sont gras, appuyés. Je pense que l'auteur a voulu par ce geste souligner la gravité et le côté psychédélique des histoires narrées. Les protagonistes sont bien spéciaux, à commencer par le héros, une espèce de chat-tortue à l'expression presque toujours fixe. On y croise aussi des aliens, des monstres sans harmonie, et des humains. Eux sont généralement très expressifs et sont dépeints avec froideur. J'ai même pensé que l'auteur avait une dent contre l'Homme.
Les histoires contées le sont avec très peu de paroles, à part peut-être la dernière histoire. Les images se passent de commentaires, on nage parfois en plein onirisme, morbide toutefois. Les cases sont volontairement surchargées, on sent l'oppression qui doit assaillir les habitants de cette ville labyrinthique. Et, dans ce foutoir sombre, le petit Nekokappa déambule sans trop se soucier de ce qui l'entoure. Voyons chaque histoire plus en détail :
La première histoire nous présente la ville dans laquelle vit le héros. Rues surpeuplées, étals malsains, personnages effrayants... Un capharnaüm de vie et de non-vie pour une fin toute logique : à force de faire plusieurs choses à la fois, on en oublie la tâche essentielle.
La seconde histoire nous parle d'un poisson grossissant sous l'effet de la pluie. On nous présente une usine étrange où les ouvriers restent planqués sous leurs couvertures pour se déplacer. L'enchaînement des évènements est bizarre, voire effrayant. Et la fin présage un cercle vicieux.
La troisième histoire commence de manière très étrange et finit de manière assez drôle. Pour la troisième fois, on remarque que Nekokappa se fiche de son environnement, que seul ce qui lui appartient l'intéresse.
La quatrième histoire doit être celle où je n'ai absolument rien compris. Les vignettes s'enchaînent sans réelle logique, on nage en plein délire. J'ai envie de dire, la drogue, c'est mal.
La cinquième histoire met en scène voitures, Nekokappa et des monstres du type limace. On ne sait pas pourquoi ils font la course, ni pourquoi un autre monstre mange les voitures, en tout cas, c'est psychédélique.
La sixième histoire est assez drôle dans le sens où elle parodie les histoires de mécha et de vilains monstres attaquant la ville. Un dragon versus un tank, puis une femme versus une espèce de Goldorak... Pendant que Nekokappa fait des rencontres dans le ventre du dragon avant de finir dans le ventre d'un poisson.
L'avant-dernière histoire nous parle des yakusa. Le chef est complètement barge, et sa fin est étrange. Pendant qu'il fait le voyage pour rencontrer ses sbires, il raconte ce qu'il leur a fait pendant tout ce temps. C'est cynique au possible.
La dernière histoire est une sorte de conte pour enfants, sans enfant. La fratrie Kappa veut voir une voiture, alors ils vont se balader. Ils croisent plein de gens, testent de nouvelles choses (drogue notamment) et finissent par rencontrer la fameuse voiture. Ils en récupèrent même un oeuf ! Mon sentiment vis-à-vis de cette histoire est le suivant : l'auteur a voulu montrer que si on laisse ses enfants faire ce qu'ils veulent, ils finissent par faire ce qu'on ne voudrait pas qu'ils fassent (ça reste mon avis personnel). 

Voilà, en gros, un recueil d'histoires étonnantes, captivantes dans le sens où on ne comprend pas grand chose à ce qui est dessiné. Vraiment intrigant. 

A noter la présence de jolies planches couleur à la fin. Elles présentent des personnages, des lieux sans réel lien entre eux, sinon Nekokappa. 

Dragon de Givre, le 09/09/09, tome lu.

"Effectivement dans Nekokappa aucune explication ne nous est donnée. On a l'impression d'être dans un monde peuplé majoritairement de yokai. On suit notre héros, un chat kappa, qui se ballade en ville. On ne connait que ses pensées. Les planches fourmillent de détails. L'auteur sait-il où il va en commençant une histoire, où bien procède-t-il par association d'idées ? Ya quelques histoires rigolotes, notamment celle qui parodie les sentaï. Ne s'agit-il que d'un prétexte pour voyager dans l'univers de l'auteur ? 

Pour apprécier Nekokappa, il ne faut pas se dire qu'on va lire un manga, mais consulter un objet d'art. " 

Docteur Spider, 09/08/12

Je ne sais pas ce qu'il a pris l'auteur mais punaise c'était de la bonne!

Hanoko, un tome lu attentivement, fin 2012

Commentaires

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