Fille Perverse (La)

Fille Perverse (La)

Titre original: 
Itoh Junji Kyofu Manga Collection vol. 12 - Ijimetsu Musume
Auteur(s): 
Genre: 
Horreur, mystère
Éditeur original: 
Asahi Sonorama
Éditeur français: 
Tonkam
Date de sortie originale: 
1998
Date de sortie en France: 
2011
Nombre de tomes: 
1 (one-shot)
Nombre de tomes sortis en France: 
1
Nombre d'éditions en France: 
1
Couverture: 
Rigide, glacée, holographique
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
224
Prix: 
12€

Avis

"Voici le dernier né du célèbre Junji Ito.
Ce recueil est tourné vers la psychologie de l'individu : famille, souvenirs, doutes... Une fois n'est pas coutume, les histoires paraissent bien plus réalistes que dans les précédents recueils. Non pas que le mystère n'a pas sa place, mais les éléments fantastiques sont pauvres. Pas de mutants, de monstres, de pouvoirs paranormaux... Ou très peu. Oui, cela change vraiment.
La première histoire est véritablement malsaine. Une jeune fille raconte comment elle était à l'époque de ses 10 ans, c'est à dire une vraie sadique...
La seconde histoire se déroule dans le courant de la seconde guerre mondiale, et nous suivons la vie d'un frère et deux soeurs cachant un déserteur. Mais la fratrie n'est pas si salvatrice qu'on pourrait le croire, et tel est pris qui croyait prendre...
La troisième histoire est également glauque, comme la première. Un père qui aime ses enfants oui, mais à quel point ?
La quatrième histoire parle également de famille avec une jeune fille en proie aux doutes face à son incroyable beauté. Sont-ce vraiment ses traits ? Pourquoi donc se rappelle-t-elle avoir eu un visage hideux ?
La cinquième histoire joue sur l'effet maison hantée. Sauf que l'endroit hanté est à côté de la maison. Esprit, es-tu là ?
La sixième histoire n'est pas extra, elle parle d'une fille raide-dingue d'un type qui fait jouer son métier de scénariste pour mettre tout le monde à ses pieds.
La dernière histoire m'a sonnée à l'esprit comme une redite. Une capsule temporelle enterrée par des enfants d'il y a 30 ans cache bien des énigmes. 

Ne repassons pas par le descriptif des graphismes, c'est toujours du Junji Ito tout craché. Jolis minois côtoient scènes terrifiantes. Soulignons le réel soin apporté aux expressions des personnages. Effrayant.
Pour terminer, une note sympa : la couverture holographique est fun et donne vraiment un côté mystérieux au titre. Jolie idée. 

En définitive, encore une victoire de canard pour Junji Ito. Vivement le prochain ! 

DDG, le 12/12/11

Par le même auteur : Femme Limace (La), Hallucinations...

 

Inscrivez-vous ou connectez-vous à votre compte pour laisser un commentaire.

 

Vous êtes ici