Draw - Dans l'océan où dort une sorcière

Draw - Dans l'océan où dort une sorcière

Titre original: 
Draw - Majo no Nemuru Umi de (DRAW 魔女の眠る海で) - I Fell in Love with Two Witches
Genre: 
Fantastique, horreur, tranche de vie, mystère, ecchi
Éditeur original: 
Akita Shoten (prépublié dans Young Champion Retsu)
Éditeur français: 
Delcourt (collection Seinen)
Date de sortie originale: 
2013
Date de sortie en France: 
2016 (le 20 avril)
Nombre de tomes: 
4 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
4
Nombre d'éditions en France: 
1 simple
Couverture: 
Souple + jaquette glacée brillante
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
224
Prix: 
7,99€

Résumé des tomes

Avis

Draw est l'un de ces manga difficilement qualifiables, de par le mystère qui règne sur tout élément qui le compose.  

À commencer par ses personnages principaux tous plus étranges les uns que les autres. D'où viennent leurs pouvoirs? Pour quelle finalité existent-ils? Par où les personnages sont-ils passés pour en arriver là où ils en sont? Même le héros, acteur a priori le plus transparent pour nous de cette histoire, ne nous apparaît pas tout à fait limpide. Il semble rarement surpris par les épreuves qu'il traverse et sa capacité d'adaptation aux situations qu'il vit nous surprend. Ce comportement cache une attitude tout aussi intrigante à mes yeux que celle de Dorô et Mai.
Avec un tel bagage, l'histoire de ce manga s'en trouve tout aussi ombragée. Le scenario progresse sans qu'on sache trop où il nous mènera. Une ambiance inquiétante s'installe durablement à travers les démonstrations des pouvoirs mortels des deux sorcières du manga, avec quelques scènes angoissantes rappelant un peu Innocent W. Les motivations voilées nous retiennent étonnamment l'attention alors que dans d'autres cas, j'aurais trouvé ce scenario inconsistant. C'est une drôle de magie qui opère tout au long des chapitres de ce premier tome.
J'aime assez le dessin. Le style de l'auteur est légèrement vieillot: la gestion des contrastes, le tramage et le trait laissent le sentiment de lire un manga du début des années 2000. Un style qui déroute un peu, ce qui contribue à l'étrangeté générale du manga. En outre, les pages transmettent une certaine sensation de vide, comme si les personnages étaient tous isolés dans cet univers occulte. En revanche, les gros plans et vues sur l'entrejambe des personnages féminins me tapent sur le système. Pour Mai, ça se justifie mais les autres, non quoi. En tout cas, le style de Chaco Abeno a pas mal évolué avec le temps, et en bien. On remarquera que Dorô semble tout droit sortie d'un manga des Peach-pit. 

À ce stade, je ne saurais dire si j'aime ce manga mais pour sûr, il pique notre curiosité. 

Hanoko, un tome lu le 28/04/2016

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