Detroit Metal City

Detroit Metal City

Titre original: 
Detroit Metal City
Auteur(s): 
Genre: 
Death Metal bubblegum
Éditeur original: 
Hakushensha
Éditeur français: 
12bis
Date de sortie originale: 
2006
Date de sortie en France: 
15 septembre 2008 - 31 mars 2011
Nombre de tomes: 
10 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
10
Nombre d'éditions en France: 
1
Couverture: 
souple + jaquette glacée brillante
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
200
Prix: 
6,50€
Rythme de parution: 
Terminé (Bimestriel)

Avis

"J'ai commencé Detroit Metal City avec l'OAV tiré du manga. Je pense énormément de bien de ce titre. Aujourd'hui, retour aux sources avec le manga. 

Premièrement l'intérêt quand on a déjà vu l'OAV, c'est de découvrir de nouvelles histoires (les histoires de l'OAV ne couvrent que les premiers tomes). Il est hilarant de voir à chaque fois Soichi se retrouver dans des situations "grotesques". 

En effet le ressort principal de ce titre est l'humour. Le caractère quelque peu schizophrène du personnage (fan de musique pop qui rêve d'amour romantique et dieu du death metal japonais) fait qu'il se retrouve souvent, voire à tous les coups dans des situations impossibles, à notre plus grand réjouissement. 

Si seulement il n'y avait que Soichi qui était timbré, mais non. Tous les personnages surtout ceux de son groupe et de la scène musicale ont tous un grain. Que se soit son batteur serial killer, sa manageuse tyrannique qui juge en fonction de ce que ressent son entrejambe, Deamz, un groupe de métal scato, ou ses fans qui croient à la légende de DMC

Car ce qui est délirant dans ce manga c'est l'autodérision envers le monde du métal. En effet les fans du groupe pensent vraiment Joanes Krauser II (le personnage joué par Soichi) a tué ses parents, car c'est ce qui est dit dans les paroles des chansons et dans les campagnes de communication. Cette légende on la voit se construire au fur et à mesure des chapitres, au cours de "battles" contre toutes sortes de groupes musicaux (métal, rap, pop) qui vont tous être humiliés, ou lorsque -entre autre- Krauser fait "jouir" la Tokyo Tower. On voit les fans en parler, balancer l'info sur le net. Ainsi le lecteur est amené à entrer très vite dans tout ce délire (ou à ne pas accrocher et reposer le manga). Le "dictionnaire DMC" à chaque fin de chapitre est aussi là pour que nous acquerrions les codes, le vocabulaire du groupe.  

Mais ce qui est le plus révoltant pour notre anti-héros, ce sont les personnes normales, les starlettes, les gens branchés qu'il adule, qui sont en fait des personnes horriblement cyniques qui le rejettent systématiquement. Joanes Krauser II tel un Superman des temps modernes vient alors les remettre à leur place : aux chiottes !

Du coup, comme Soichi est un cas pathologique, on a de la tendresse pour lui. On veut savoir s'il arrivera à déclarer sa flamme. On veut également savoir comment il s'est retrouvé dans cette galère. 

Et puis DMC est aussi un vrai manga de rock. On retrouve les problématiques propres au genre (Bremen, les déjantés, Go ! Go ! Heaven) et les figures imposées : recruter de nouveaux membres, les garder même quand ils ont un petit coup de mou, la tournée des petites salles de concert, les grands festivals en plein air... Soichi est de toute façon un extraordinaire showman. 

Par contre j'ai l'impression que le manga a une petite baisse de régime au niveau des tomes 7 et 8... Pour finir avec un bouquet final de très haute volée !!! 

Au niveau dessin, le graphisme est très particulier. Mais il colle parfaitement à cet univers sombre.  

Je n'en dirais pas plus. Detroit Metal City est vraiment un manga à part. Go to DMC !!" 

Docteur Spider, 19/12/08
Tome 2 : 02/01/09
Tome 5 : 22/11/09
Tome 6 : 25/11/09
Tome 7 : 18/04/10
Tome 9 : 27/01/11
Tome 10 : 27/03/11

"DMC où comment réunir toutes les insanités possibles et imaginables par l'espèce humaine en une seule oeuvre
Non, DMC n'a aucune scène pornographique, aucune scène gore mais ça ne l'empêche pas d'être complètement ignoble. Ce manga est clairement une comédie noire, où l'auteur n'a pas froid aux yeux et n'hésite pas à mettre des scènes toutes aussi horribles moralement qu'hilarantes. Les allusions plus qu'évidentes à différentes pratiques sexuelles, rituelles et autres font que le manga s'adresse tout de même à un public averti. Et tout est tourné en dérision.
Chacune des situations dans lesquelles se fourre Soichi et la manière dont il s'en sort sont à mourir de rire. Et comme l'a dit Doc, il est loin d'être le seul cinglé de l'histoire. Le pire personnage est selon moi la productrice de DMC, cette femme est absolument dégueulasse X). Les autres groupes sont aussi pas mal agités de la cafetière, pour notre plus grand fou rire. Mais dommage qu'ils ne soient pas aussi gratinés que DMC, ils manquent parfois un peu de répondant et leur look est trop sage.
Les dessins sont très spéciaux effectivement. Je dois dire que je les trouve assez pourris. L'anatomie des personnages laisse totalement à désirer et les expressions donnent vraiment l'air con aux personnages. Franchement c'est pas du joli. Mais comble du paradoxe, cela colle parfaitement à l'esprit du manga et ne fait que décupler l'humour.  

Dément, Méchant, Cauchemardesque :-]" 

Hanoko, trois tomes lus, le 20/12/2010

Voir l'adaptation en film : Detroit Metal City

Un autre antihéros menant double vie dans Hitman - Part Time Killer

Docteur Spider

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