Daiô

Daiô

Titre original: 
Daiô
Auteur(s): 
Genre: 
Recueil de nouvelles
Éditeur original: 
East Press
Éditeur français: 
Sakka/Casterman
Date de sortie originale: 
1999
Date de sortie en France: 
Avril 2007
Nombre de tomes: 
one-shot
Nombre de tomes sortis en France: 
one-shot
Nombre d'éditions en France: 
1
Couverture: 
souple
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
250
Prix: 
10,95€
Rythme de parution: 
Terminé

Avis

"Ce recueil de nouvelles s'ouvre sur des personnages qui commentent le roman Saiyuki (Le voyage en occident). Ca tombe bien je suis en train d'écrire un article là dessus !. Outre cette référence, l'auteur s'amuse également à parodier le manga Metropolis de Tezuka, qui a été récemment adapté en animé Metropolis, même si je n'ai pas tout à fait été capable de saisir la redistribution des rôles que fait Kuroda. 

Certaines histoires sont complètement folles, comme Coupe du monde 1962 ou Un été d'éléphant, c'est vraiment trop cool. Ce délire souvent permet de réfléchir à notre rapport à la réalité et à notre fuite possible. De plus dans chacune de ces histoires les animaux ou les robots ont une grande place. L'éléphant remplace le père disparu ou l'ex petit-ami, le moustique est une amante, etc. Sont-ce des alter-égaux ? Loin de la conception de l'homme comme loup, Kuroda interroge également les relations humaines. Un peu d'humour et de paradoxe dans ce monde policé, réglé et rationnel ?  

La mise en scène est vraiment très recherchée, les effets de profondeur, de plongée et contre-plongée sont renversants, le trait est dynamique. Bref c'est beau ! 

 

 

J'ai été bluffé à un autre moment dans l'histoire"Fleur de liseron", où l'auteur fait nager une fille, la mise en scène est bonne (la représentation du corps sous l'eau est très bien pensée (le corps de la fille se confond avec les bulles), et l'effet du bâton tordu dans l'eau est très bien rendu. Oui bluffant.
Les histoires datant de période différentes, elles ne sont pas dessinées toute de la même façon. La variation se fait surtout au niveau de l'épaisseur du trait. Plus c'est marqué, plus ça me plait.
Si l'image est souvent renversée. Outre le fait que les personnages ont la tête en bas, c'est peut-être pour nous indiquer une façon différente de voir le monde.
Je suis vraiment admiratif. Ce style n'est pas sans rappeler celui de Taiyou Matsumoto (Number 5

Casterman a également fait du bon travail sur la police d'écriture de certaines bulles ou sur les onomatopées qui s'incrustent bien dans le dessin.  

On va de surprise en bonne surprise. Iô Kuroda est un artiste à suivre de très très prêt." 

Docteur Spider, 23/05/07

Commentaires

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