Ajin - Semi-humain

Ajin - Semi-humain

Titre original: 
Ajin - 亜人(あじん)
Genre: 
Fantastique, horreur, drame, action
Éditeur original: 
Kôdansha (Prépublié dans good! Afternoon)
Éditeur français: 
Glénat (collection Seinen)
Date de sortie originale: 
6 juillet 2012
Date de sortie en France: 
1er juillet 2015
Nombre de tomes: 
13 (en cours)
Nombre de tomes sortis en France: 
13 (en cours)
Nombre d'éditions en France: 
1 de poche
Traduction: 
Karine Rupp-Stanko
Couverture: 
souple + jaquette glacée brillante
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
228
Prix: 
7,60€
Rythme de parution: 
Selon parution japonaise

Résumé des tomes

Avis

Ajin est un manga qui avait fait mal parler de lui et que beaucoup de lecteurs plébiscitaient. Les quelques visuels que j’ai pu en voir étaient assez alléchants en particulier les couvertures qui font très NIHEI Tsutomu. Mais je craignais quand même qu’on en ait fait beaucoup de remous pour pas tant que ça. Ayant l’occasion de m’y attaquer, allons-y!

 

Ajin, c’est l’histoire d’un garçon comme tout le monde, qui veut s’intégrer dans sa classe quitte à ignorer son ancien ami qui ne fait pas partie des mecs cool. Mais quand on devient soi-même un déviant malgré soi, on reconnaît ses vrais amis dans le besoin. Sauf que Kei, notre héros, sa soudaine discrimination, il la doit à la découverte de sa nature d’Ajin, ces êtres immortels rarissimes qui ont fait la une par le passé. Renié par ses proches, pourchassés par des inconnus qui espèrent empocher une grosse prime pour sa capture, désemparé… Seul son ancien ami Kai, qui n’a pas hésité à voler à son secours, lui apporte une lueur d’espoir.

Une histoire pas des plus originales, mais la sauce s’avère étrangement efficace. Pourtant, nous avons un héros ou plutôt anti-héros les plus banals. Monsieur tout le monde qui n’a rien demandé à personne, avec une character design des plus passe-partout, qui se retrouve  au centre de toutes les attentions contre sa volonté, à cause d’un immense pouvoir caché. Le scenario avance hyper vite, vraiment. On a droit à une poignée de pages d’introduction du quotidien normal du héros et patatras, tout se chamboule pour lui. Presque instantanément, tout le monde cherche à lui mettre la main dessus. Cela paraît assez peu crédible que si vite, il devienne connu limite du pays entier, et surtout que tout le monde soit si déglingo au point de direct l’attraper comme des braconniers. Certes, à l’ère des réseaux sociaux tout va très vite, mais à ce point-là en une nuit à peine! D’autant que le phénomène était décrit comme au cœur de l’attention au moment où commence le manga.

Mais pas le temps de se questionner bien longtemps car on nous branche déjà sur autre chose. Tout s’enchaîne à vitesse grand V, on rencontre d’autres Ajin, on suit également la progression du responsable de l’équipe de scientifiques qui étudie les Ajin… Ce rythme effréné constitue à la fois la faiblesse, décrite précédemment, et le point fort de cette histoire, puisqu’on ne nous laisse pas le temps de nous ennuyer. On a envie d’en découvrir plus sur ces Ajin, leurs origines et comment ils vont faire évoluer la société. Y aura-t-il un voyage en Afrique puisque le premier Ajin a été aperçu là-bas? On sait également que l’humain vient d’Afrique dans la préhistoire, le manga prévoit-il d’imaginer une vision de l’origine de l’être humain?

L’aspect qui m’intéresse moins pour le moment sont les fantômes noirs. Très stylés graphiquement certes, ils apportent un aspect trop shonenesque au manga, afin de mettre en scène des combats fantastiques. Ils font d'ailleurs très Stands de JoJo’s Bizarre Adventure Enfin, nous verrons si nous en apprenons plus à leur sujet. On retrouve aussi le questionnement très récurrent dans les mangas: qu’est-ce qui fait qu’on est humain? Encore une fois, c’est un sujet assez peu intéressant à mes yeux, car c’est donner trop d’importance à l’humanité (surtout à l’heure où l’on sait qu’elle entraîne le monde dans sa perte). Dans un classique tel que Parasite, on y trouvait un point de vue qui interpelle plus.

Le dessin ne m’emballait pas trop sur les premières pages, qui paraissait encore à perfectionner. Mais dès qu’arrivent les premières percutantes, l’auteur met le paquet pour nous impressionner, et ça marche. Les scènes d’action, de course-poursuite, de torture ont vraiment de la gueule. De plus, on remarque que le style évolue assez vite, en mieux, notamment concernant le design du héros. La suite présage donc du meilleur.

 

Même si Ajin semble assez classique, l’intensité de son scenario fait qu’on rentre très vite dedans et qu’on a envie de poursuivre. Espérons que la suite saura nous surprendre et que les personnages auront une psychologie plus poussée. Pour poursuivre dans la même thématique, vous ne serez pas dépaysés en lisant Parasite, ARMS ou Tokyo Ghoul, avec des enjeux un peu différents.

 

Hanoko, deux tomes lus le 11/05/2019

Wallpapers

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