Date de sortie originale: 30 juin 2011
Date de sortie en France: 18 janvier 2023
Visuel Raspoutine le patriote tome 2

Contient les chapitres 9 à 17

 

Les interrogatoires de Mamoru se poursuivent. Il entend au journal télévisé d’autres chefs d’accusation faux à son encontre et se plaint au procureur, qui dit admettre l’erreur diffusée.
Lors de la prochaine visite de son avocate, elle lui conseille de garder le silence jusqu'au procès et de refuser la mise en liberté mais Mamoru ne croyant plus en la justice japonaise, ne peut opter pour cette démarche.
Lors de son transfèrement vers le tribunal, il aperçoit Hideaki, prisonnier et visiblement très diminué.

Au sein du ministère, Mamoru avait un collègue à l’ambassade de Moscou, Gotō Ryō, austère de prime abord, mais que Mamoru appréciait pour son côté très patriotique.

Takashi révèle à Mamoru que Ryō a aussi été arrêté et est cuisiné par son collègue Itsuki qui va lui tirer des aveux. On l’accuse d’abus de confiance dans l’affaire de l’invitation de Godoretski au Japon, accusation que Mamoru ne peut croire. Takayuki lui raconte que Ryō veut lui faire porter toute la responsabilité et se mettre en sécurité, Mamoru accepte cette éventualité et reste sur sa position.

Une autre fois, Takayuki informe Mamoru que son directeur administratif cherche même à le faire inculper pour corruption, ce qui n’étonne pas Mamoru mais il tait au procureur les détails sur le système pourrissant du ministère.

Peu après, Takayuki fait savoir à Mamoru que Mineo vient d’être aussi arrêté. Cela décide Mamoru à refuser d’être libéré avant que Mineo ne le soit lui-même. Takayuki lui raconte aussi une rumeur comme quoi Mineo aurait poussé au suicide Kawanaka, député dont il a été secrétaire. Mamoru conseille alors au procureur un livre à ce sujet "Ichita Kawanaka – une mort tragique" et, décidé à se battre, il lui annonce entamer une grève de la faim en signe de protestation. Discutant ensuite avec son avocate, celle-ci lui communique le chef d’accusation contre Mineo : trafic d’influence pour le compte de la société exploitante forestière Yamakin, ce qui paraît encore plus insensé à Mamoru.

Takayuki revenant voir Mamoru, lui dit avoir lu le livre et en a conclu que le sérieux et le côté attentionné de Mineo lui a attiré de la jalousie qu’il ignorait.

Ensuite, Mamoru rejette la visite de M. Saita des affaires étrangères accompagné d’une autre personne et il déclare même n’accepter que sa défenseuse en entretien. Durant leur échange suivant, Akagawa explique à Mamoru que le Parquet accuse Mineo d’avoir joué de son influence auprès du département des eaux et forêts afin de favoriser Yamakin en 1998. La société avait versé des contributions à plusieurs décideurs dont lui. Quand le scandale éclata, tous dont Mineo restituèrent l’argent et seul Mineo est inquiété à ce sujet aujourd’hui car le parquet l’a dans le collimateur.

Mamoru signifie à Takayuki qu’il estime que toute la procédure à son encontre et celle des autres n’est que pure mascarade. Il accepte les convocations du parquet et déclare laisser libre le ministère public de décider de le garder en détention, ce qui abasourdit Takayuki. Mamoru se contente très bien de sa garde à vue, faisant du sport, de la lecture et s’étant mis à apprendre l’allemand.

C’est ensuite Katō Reiko, une ancienne comptable de Mineo actuellement en phase de traitement d’un cancer qui est aussi arrêtée. M. Yoshino, procureur qui interroge Mineo, lui fait du chantage à la vie de Reiko pour lui tirer des aveux, Reiko ne pouvant plus suivre son traitement en garde à vue. Prêt à rendre son badge de député et à céder aux menaces, il reçoit toutefois une lettre de Noriko, son épouse, de Matsumoto Chinatsu dirigeant son comité de soutien, de sa fille Takako vivant au Canada et de Mamoru, l’encourageant toutes et tous à ne pas baisser les bras.

Takayuki continue l’interrogatoire de Mamoru en le questionnant sur son rapport avec d’autres collègues au ministère. Il lui parle de Terauchi, son chef direct en Russie, qui a pu le mépriser car Mamoru avait surtout de la considération pour le directeur du pôle Eurasie, Saijō Kazumasa. Mamoru nie la chose et explique que Terauchi lui avait donné l’autorisation de former son propre réseau et son équipe d’analystes au lieu que lui soient assignés des subordonnés par défaut. Une configuration inhabituelle qui a fait jaser dans le milieu. Takayuki, à ses dires, estime alors qu’il a fait des envieux. Il évoque aussi l’échec de Mineo et lui pour la rétrocession des îles du nord, les media avaient alors faussement blâmé Mineo et son équipe de vouloir s’entendre avec Poutine et la Russie sur la restitution de seulement deux îles sur quatre. Takayuki émet même l’hypothèse que ce soit Kazumasa, actuellement à Londres, le plus vicieux de l’affaire.

Lors d’un autre interrogatoire, Takayuki raconte à Mamoru que Kazumasa a éconduit deux agents qu’il a envoyé à sa rencontre à Londres, ne cherchant même pas à couvrir ses subordonnés. Takayuki lui parle aussi d’une autre rumeur : un transfert d’argent caché entre lui et Mineo, ainsi que ses rapports intimes tous les deux, ce qui fait éclater de rires Mamoru. Ce dernier sent alors que sa résistance épuise Takayuki.

Dans sa cellule, Mamoru se remémore ensuite des cours qu’il avait donnés à des étudiants de l’université de Tokyo, au campus Komaba. Il s’efforçait alors de faire comprendre à ses élèves que le Japon échouait à former des élites, c’est-à-dire des personnalités influentes donnant la priorité aux intérêts du pays, si bien que la Russie prenait les diplomates japonais pour des gens amorphes.

Avis

Akagawa parle à Mamoru d’un certain député nommé Kawanaka Shōta dans l’affaire Yamakin, et un peu plus tôt Mamoru discutait aussi d’un député Kawanaka avec le procureur. S’agissait-il du même ? Ou était-ce un homonyme ? Je supposais au début que le député dont parlait Mamoru s’appelait Ichita, étant donné le titre du bouquin cité, mais si ça se trouve il s’agit de l’auteur du livre, qui serait de la famille du député et qui raconterait cette histoire… J’ai regardé sur internet, mais rien trouvé à propos ni d’Ichita, ni de Shōta à ce sujet. Je suppose que le nom de chaque personnalité a été pseudonymée afin d’éviter tout risque de censure ou d’accusation de diffamation proférée dans le manga. Par ailleurs, je soupçonne une petite erreur de transcription car "Ichi" et "Shō" sont deux manières de dire "premier" en japonais…

Hanoko, le 18/01/2023

 

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