YAMAMOTO Eiichi

Photo/image de YAMAMOTO Eiichi

Biographie

Yamamoto Eiichi (山本 暎一) est un réalisateur, scénariste japonais, né le 22 novembre 1933 à Fushimi-ku Kyoto et décédé le 7 septembre 2021.

Il déménage avec sa famille à Kobe puis à Nara, se déplaçant souvent en fonction du travail de père, dont le métier était toji (maître-brasseur), alors responsable du département sauve soja. Durant ses années à Akashi dans la préfecture de Hyōgo, il fréquente l’école primaire Hirano qui organisait le Festival Doteni du film. C’est à cette occasion qu’il vit le premier anime de sa vie. Aussi fan de manga, il était particulièrement amateur de Norakuro dont il empruntait les tomes à un ami. Ce goût pour les mangas influencera son métier de réalisateur.

Adulte, il s’installe à Tokyo dans le but d'entreer dans le milieu de l’anime et commence à travailler à mi-temps à Yurakucho. Il voit alors plusieurs fois le court-métrage d’animation Fukusuke et s’étonne que certains gagnent leur vie avec ce métier par rapport à d’autres qui travaillent très dur. Son professeur de dessin d’alors recevait l’Otogi News. Yamamoto, constatant qu’il aime aussi les mangas, lui parle de son projet de créer des animes et lui demande une recommandation pour Otogi Productions. Avec ce document en poche, il se rend à Nara et intègre le studio en 1958, qui travaillait alors sur Hyoutan Suzume. Le studio ne fournissant pas de formation, il apprend la technique seul par l’observation, notamment avec l’étude des films de Walt Disney plan par plan à l’aide d’une table lumineuse ainsi que de quelques manuels sur la méthode Disney. Il fait ses premiers pas de réalisateur en tant que réalisateur d’épisode avec Rocket Fukuchan et Punpun Oyaji.

Insatisfait de son expérience chez Otogi Productions à cause du manque de formation, il cherche une nouvelle opportunité. Sans être mangaka lui-même ni avoir travaillé comme assistant, il envisage avec d'autres mangakas de devenir des disciples de Tezuka Osamu et entame des démarches pour le rencontrer. Il apprend dans un magazine que Tezuka se lançait aussi dans la réalisation d’animes chez Toei Animation. Il avait lu quelques mangas de lui, sans en être amateur. Il le rencontre en octobre 1960 et Tezuka lui propose dès ce premier entretien de travailler ensemble. Eiichi Yamamoto prend un travail à temps partiel en attendant et Tezuka le contacte au mois de mai de l'année suivante pour un projet. Yamamoto commence ainsi par assister Tezuka dans son atelier de manga. Tezuka le fait travailler sur son premier projet de film d'animation, Histoires du coin de la rue mais durant cette période, Toei diminue grandement ses effectifs, ralentissant sa production de film. Un collègue de Yamamoto, Sakamoto Yusaku, lui propose alors de se lancer dans la production télévisée et non plus seulement cinématographique. Yamamoto fonde ensuite avec Tezuka le studio Mushi Production en 1961, une fois le contrat de Tezuka avec la Toei arrivé à terme. Leur nouveau studio se positionne en courrent direct à la Toei.

Le premier film d’animation réalisé est Histoires du coin de la rue (Aru machikado no monogatari) sorti en 1962. Puis le studio lance le projet de création de l’anime Astro Boy. Cependant, les coûts conséquents de la création d’épisode animés demeurant trop élevés par rapport aux effectifs, Tezuka innove avec sa méthode de production réutilisant les mêmes cellulos pour des expressions faciles similaires. Une fois le premier épisode achevé, Yamamoto est mécontent du résultat, trop statique. Toutefois, la série devient un succès et la technique d'animation sera reprise, notamment chez la Toei.

Tezuka confie ensuite à Yamamoto la production de l’émission Mushi Pro Land, équivalant japonais de l’émission télévisée Disneyland et première émission de ce type au Japon. Il reprend le projet à la suite du départ de Sugii Gisaburo. Il devait alors réaliser des épisodes d’une heure diffusés hebdomadairement et parmi les projets figuraient l’adaptation en anime du Roi Léo. Tezuka le destinant aussi à une diffusion aux États-Unis, Yamamoto doit composer avec les contraintes de contenu imposées par ses interlocuteurs états-uniens. Le Roi Léo devient alors la première série d’animation japonaise en couleur.

Par la suite, Nippon Herald initie un projet de films d'animation pour adulte érotiques. Yamamoto, sur demande de Tezuka, démarche la société et négocie un emprunt d'argent pour financer la production, Mushi Production connaissant alors d'importants problèmes financiers. Nippon Herald demande alors à ce que cette trilogie soit nommée Animerama. Tezuka écrit un premier pour le premier film les Mille et Une Nuits, mais son manuscrit étant refusé par les producteurs, il passe le relai à Yamamoto pour la réalisation. Le film remporte un franc succès. Le studio enchaîne avec le deuxième film Cleopatra. Après des réunions d’équipe foisonnant d’idées, Yamamoto propose à Tezuka de prendre les rênes du projet afin de le recadrer, Tezuka lui propose en retour de coréaliser les films. Durant la production du film, Yamamoto, qui recrute le groupe the Helful Soul, commence à s’intéresser à la musique rock et aime le psychédélique.

Puis s’ensuit la production de la Belladone de la Tristesse, mais Mushi Production traversant déjà une période difficile financièrement, le budget est quasiment réduit à zéro pour la suite de la production du film. Tezuka quitte sa place de directeur du studio, remplacé par Kawabata Eiichi. Yamamoto, avec le soutien de l’un des membres de l’équipe du film, Watanabe, motive l’équipe à terminer une première version du film en vue d’une version améliorée par la suite. L’équipe refuse de continuer à cause de la fatigue. Yamamoto obtient alors auprès du directeur de production, Hara, un financement de cinq millions de yens et le film est achevé fin 1972. Il se rend au Festival du Film de Berlin pour la projection de Belladonna, qui reçoit un bon accueil critique mais pas de prix.

Yamamoto accompagne Tezuka pour la création de sa nouvelle société, Tezuka productions, mais il n'y reste pas longtemps, à cause du rythme de travail et de l'absence de jours de repose. Yamamoto travaille ensuite avec un ancien business manager de Mushi Porduction,  Nishizaki Yoshinobu, et scénarise adaptation en animé de Space Battleship Yamato et travaillera au scénario d’autres animes et films d’animation.

En 1989, il écrit The Rise and Fall of Mushi Pro: The Youth of Ani Meita, narrant ses années passées aux côtés de Tezuka, dont certains passages réécrits. Il y dénonce aussi les dangers du surmenage dans le milieu de l’animation.

Il décède le 7 septembre 2021.

 

Sources : bonus DVD de la Belladone de la Tristesse et de Mille et une nuitsBelladonna – étude miroir du film d’animation japonais culte de 1973, inspiré de « La Sorcière » de Jules Michelet. et cartoonbrew.com

Œuvres disponibles

Films d’animation

contenu-adulte-image
contenu-adulte-image
contenu-adulte-image

 

Inscrivez-vous ou connectez-vous à votre compte pour laisser un commentaire.

 

Vous êtes ici

 


Une suggestion à faire? Une erreur à nous signaler? Des questions à nous poser? Vous pouvez soit vous créer un compte et venir nous en parler sur le forum ou en commentaire du contenu concerné, soit remplir notre formulaire de contact.