Dante's Inferno - An Animated Epic

Dante's Inferno - An Animated Epic

Titre original: 
Dante's Inferno - An Animated Epic / ダンテス・インフェルノ
Pays d'origine: 
Japon, États-Unis, Corée du sud
Genre: 
Action, fantastique, drame, horreur, aventure
Date de sortie originale: 
2010 (le 9 février aux États-Unis)
Date de sortie en France: 
2010 (le 20 mai)
Nombre d'épisodes: 
1
Nombre d'épisodes sortis en France: 
1
Durée: 
1h34
Support: 
DVD, bluray
Prix: 
16,90€ en DVD, 19,90€€ en blu-ray

Avis

Un croisé du retour du front, découvre avec horreur que les siens ont été décimés. Pire: sa promise se fait précipiter en enfer par Satan lui-même malgré son coeur pur. Dante se lance à corps perdu dans un périple à travers les limbes pour sauver Béatrice.  

Adapté du jeu vidéo du même nom, Dante's Inferno nous plonge dans une quête de sauvetage qui tourne rapidement à la catharsis. Et c'est cela qui fait toute la richesse de cette histoire. Au départ, l'histoire d'un preux chevalier voulant arracher sa belle des forces du mal demeurait plus que rudimentaire. Cependant, à mesure que nous progressons dans le film, nous en découvrons davantage sur le héros, son passé, ainsi que sur les personnages gravitant autour de lui. Chose qui constitue donc tout l'intérêt du film. Une histoire bercée de christianisme qui apporte un regard, pas forcément très original, mais critique sur les instances religieuses. Un élément qui complexifie le rapport entre les personnages et qui enrichissent le tout.
L'histoire est cohérente et bien ficelée de bout en bout. Les personnages, sans qu'il se dégage un réel charisme d'eux malheureusement, tiennent au moins la route. Je ne sais pas à quel point ce film se calque sur le jeu, mais c'est une affaire rondement menée. 

Sur la forme, le film est bon, malgré des inégalités.
Le côté vidéoludique du film ressort beaucoup en matière du level design. Le héros fait une visite touristique de l'enfer, avec son guide personnel, l'énigmatique Virgile, qui lui prodigue les informations nécessaires pour avancer. On retrouve parfaitement le modèle de différents niveaux d'un jeu grâce au chapitrage du film. Le héros y combat des démons de base (les mobs) avant d'arriver au chef du lieu en question (boss ou demi-boss).
Les combats sont sanglants et dynamiques à souhait, toutefois on ne voit pas tellement d'évolution des capacités du héros alors que je suppose que dans le jeu il peut monter en skill et peut trouver de nouveaux pouvoirs. De plus, il dézingue les démons avec une facilité quelque peu déconcertante, détail qui aura sa justification dans l'histoire mais qui diminue grandement le côté épique des combats. La faute incombe aussi à la durée du film, courte par rapport à la densité du scenario, elle ne permet pas vraiment de s'attarder sur quoi que ce soit ; une quinzaine de minutes en plus aurait été bienvenue. L'action n'est donc pas aussi intense qu'elle aurait pu être.
Et j'en viens au plus gros défaut de réalisation: la bande-son. Diantre qu'elle est faiblarde! Les bruitages sont à des lieues de mettre en valeur la brutalité des combats. Les musiques, à peine audibles, s'alignent au rang de fonds musicaux insignifiants. À côté de cela, nous avons à l'inverse les doubleurs français qui en font des tartines dans leur jeu d'acteur. Si la VF n'était pas désagréable dans les premières scènes, elle finit par taper sur le système. Bref, ce qu'on entend n'est vraiment pas à la hauteur de ce que l'on voit. 

Car le film offre un bel univers horrifique à découvrir. Le character design et les décors sont bien classe. Encore une fois, ils avaient l'appui du jeu pour cela, mais ils restent appréciables quand même. Particularité surprenante et atypique, le character design qui se métamorphose à certaines étapes du film, comme pour symboliser l'évolution des protagonistes. C'est un peu déroutant au début mais très pertinent pour une histoire se déroulant dans un contexte biblique. Les réalisateurs représenteraient le fait que les âmes se détachent des enveloppes charnelles. Ou alors ils se font juste plaisir à inclure des styles variés, d'autant que chaque changement de style graphique indique un changement de commande de la part des différents studios d'animation qui ont participé. Quoi qu'il en soit, ça fonctionne, on n'a aucun mal à reconnaître les héros d'une étape à l'autre.
J'émettrais une réserve concernant les choix colorés. Les couleurs sont peut-être un peu trop ternes, pas assez sombres. Jouer davantage du clair-obscur aurait rendu les ambiances plus angoissantes. 

Dante's Inferno dans cette version film d'animation est donc tout à fait correct, un poil court, avec une réalisation honorable. Ça fait quand même beaucoup de bondieuseries pour moi, mais à tenter! 

Hanoko, film vu le 17/05/2016

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