Wonder

Wonder

Titre original: 
Wonder
Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
musical
Date de sortie originale: 
2014
Date de sortie en France: 
2015 (le 24 janvier)
Nombre d'épisodes: 
1
Nombre d'épisodes sortis en France: 
1
Durée: 
8 minutes
Support: 
TV

Opening/Ending

Musique des Pascals, avec un petit morceau spécial pour le générique de fin.

Avis

Wonder est l'une de ces petites curiosités de l'animation, dans laquelle l'investissement personnel des créateurs est grand. Ce n'est pas à proprement parler un clip musical, car la musique a été spécialement réalisée pour ce court-métrage. Il s'agit donc plutôt d'un film muet, d'autant que la musique ne comporte pas de paroles.
Habituellement, c'est le genre d'oeuvre qui me laisse de marbre, mais Wonder a été étrangement très agréable à regarder. Ce mini-film d'animation est en majeure partie abstrait, mais les formes mouvantes ont quelque chose de très organique, on aperçoit comme des yeux, des petites cellules, des têtards. On croirait avoir affaire à une créature métamorphe qui change sans cesse d'apparence et que peut se décomposer car il n'y a presque jamais de blanc pour les transitions. C'est très limpide et mignon à regarder et l'on peut voir une belle finesse du trait de Mirai Mizue. Il faut savoir que 8760 dessins ont servi à la réalisation de ce film, le nombre d'images par seconde semble assez conséquent. Un travail assez colossal qui a pris deux ans et beaucoup d'énergie. On peut voir au générique que pas mal de monde a mis la main à la pâte pour épauler Mirai Mizue qui produisait en moyenne un dessin par heure, chaque jour, pour créer une seconde d'animation. D'ailleurs, à une étape du projet, le staff a lancé une campagne Kickstarter qui a été fructueuse pour récolter les fonds.
Au fur et à mesure, le style graphique évolue. La patte graphique devient de plus en plus marquée, on voit les grands coups de feutre, les formes finissent par occuper tout l'écran. Des formes plus concrètes font leur apparition, notamment humaines. Puis on en vient à des peintures à l'écran, de plus en plus grossières. Il semblerait que le style graphique devienne de plus en plus enfantin, moins léché, avec plus d'impulsivité et moins de soin. C'est comme si on pouvait voir tout le parcours de l'artiste à travers ce court-métrage, tel un historien passionné qui remonte le temps. D'autant que ce film est un message d'amour de l'auteur à l'animation, il nous déroulerait tout son parcours. La musique est très enfantine aussi mais agréable à écouter, elle accompagne à merveille le court-métrage.  

La plupart des films d'animation tendant vers l'abstrait et la pure expérience visuelle m'ennuie. Cependant, Wonder s'élève sans conteste au-dessus, car il n'est pas qu'une succession d'images aléatoires plus ou moins belle. Il possède une véritable narration. 

Hanoko, le 16/02/2017

Commentaires

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