Malice@doll

Malice@doll

Titre original: 
Malice@doll
Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
Horreur, érotique, science-fiction
Date de sortie originale: 
2000
Date de sortie en France: 
pas de licence
Nombre d'épisodes: 
1
Durée: 
1h18
Support: 
TV, DVD, fansub

Opening/Ending

Opening: "Fly Away" par Ryoko Kashima

Avis

Une OAV bien étrange. Au passage, je la considère plus comme un film au vu de sa longueur, mais c'est sans importance.
La réalisation même de l'OAV attire l'attention. Etant assez inhabituelle et singulière, voyons ce que ça donne.
Techniquement, pas grand chose à reprocher : une bonne composition, un design digne de ce nom, bref le tout est très beau. Plus subjectivement, le style des images 3D est fort particulier, comment dire... On dirait en quelque sorte des illustrations ou alors de véritabes poupées qui se mouvent. Ce n'est pas facile à décrire. Quoi qu'il en soit, la sensation que nous avons affaire à des poupées est parfaitement transmise. Au début, on voit très bien le contraste entre la "Malice doll" et la Malice humaine. Notamment concernant l'actrice qui interprête ce personnage, elle a magistralement su donner à Malice son caractère de poupée puis d'humaine.
Mais quand apparaissent les autres poupées, l'OAV devient un peu moins habile car les autres Doll changent d'expression. Je ne reproche pas le fait qu'elles aient une expression, mais celle-là aurait dû être figée pour que l'effet poupée soit plus efficace. Je prend l'exemple de Doris qui est le plus parlant : quand elle reste la dernière véritable Doll, on a plus l'impression que c'est elle l'humaine plutôt que les autres (si on peut dire que les autres sont devenues humaines).
Le jeu sur les sentiments des poupées est donc un peu maladroit, vu que la différence poupée/humain ne se ressent vraiment que chez Malice, c'est dommage. L'OAV auraient dû aller un peu plus loin dans ses efforts. 

Bon, il n'y a pas que les images de synthèses qui interpellent. Le scénario demeure lui aussi surprenant et jamais vu. Ce n'est pas l'ambiguité qui manque. Je dois avouer que même la fin est bizarre, je n'a pas tout à fait saisi le dénouement. Enfin, je ne vais pas développer là-dessus (ce serait dommage de vous gâcher toute l'OAV).
Outre l'incertitude de l'histoire, on peut au moins dégager un certain message contre la condition de la prostituée, qui semble dénoncer le fait que dans la vraie vie, elle soit considérée comme une poupée. 

En tout cas j'ai bien aimé, presque un coup de coeur. Je vous conseille vraiment de visionner Malice@Doll, c'est une bonne expérience à prendre.

Hanoko, le 09/11/06

D'autres histoires de poupées? Avec Rozen Maiden vous serez servis.

Commentaires

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