Princesse Anna

Princesse Anna

Titre original: 
Princess Anna
Auteur(s): 
Genre: 
Drame, psychologique
Éditeur original: 
Daiwon
Éditeur français: 
Kami
Date de sortie originale: 
2000 et réédition par Daiwon en 2007
Date de sortie en France: 
2008 (Octobre)
Nombre de tomes: 
1 (one-shot)
Nombre de tomes sortis en France: 
1
Nombre d'éditions en France: 
1
Couverture: 
Souple + jaquette
Nombre de pages: 
268
Prix: 
10,50€
Rythme de parution: 
terminé

Avis

Un très bon manhwa, mais qui fait déprimer, il faut bien le dire.
Déjà que j'avais commencé à le lire pendant un moment où je n'étais pas d'humeur spécialement joviale, alors l'effet plombant de l'ambiance du manhwa n'en ressortait que grandi. Malheureusement, je regrette vraiment d'avoir dû interrompre ma lecture, parce que lorsque je l'ai reprise, j'avais complètement perdu l'état d'esprit que j'avais tantôt et je n'ai plus réussi à m'immerger à nouveau dedans. C'est sans doute en partie aussi à cause de cela que j'ai été déçue par la fin que j'ai trouvée beaucoup moins forte que le reste du manhwa. Je vous recommande donc de lire ce volume d'une traite. Il ne se lit pas très vite, mais ce n'est pas le genre qui soit trop lourd et qui nécessite en conséquence de faire des pauses dans la lecture.
C'est d'ailleurs là toute la qualité du manhwa qui parvient à fournir un récit qui n'est vraiment pas gai, voire tristement morne, tout en restant captivant et en s'émancipant des histoires qui exagèrent sur l'effet dramatique pour espérer avoir un impact sur le public. Ici, nous assistons au quotidien d'Anna qui est simple, qui pourrait très bien se passer dans la réalité: un sans-abris, une famille recomposée, des études, la vie professionnelle...
Rien d'extraordinaire, mais la façon tout cela est présenté laisse un sentiment puissant d'inquiétude. Le dessin n'est évidemment pas extérieur à toutes ces impressions que prodigue le manhwa. Le style de l'auteur peu banal et déroutant a quelque chose de subliminal, dans les décors flous empreints d'impressionnisme, dans certaines planches très sombres, et par des personnages à l'apparence laissant difficilement discerner leurs sentiments. On peut reprocher certains visages parfois un peu maladroits, mais pour sûr, le manhwaga a un trait unique et admirable. 

Laissez-vous donc porter par la Princesse Anna qui saura vous emmener loin rien qu'en vous montrer des choses de cette Terre.

Hanoko, volume lu le 16/12/08

 

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