King of Eden

King of Eden

Titre original: 
King of Eden
Genre: 
Horreur, suspense
Éditeur original: 
Haksan
Éditeur français: 
Ki-oon (Collection Seinen)
Date de sortie originale: 
2015
Date de sortie en France: 
2018 (le 11 janvier)
Nombre de tomes: 
3 (en cours)
Nombre de tomes sortis en France: 
1 (en cours)
Nombre d'éditions en France: 
1 simple, sens de lecture japonais
Couverture: 
Souple + jaquette glacée mat
Nombre de pages: 
208
Prix: 
7,90€

Avis

En commençant King of Eden, on se dit hâtivement "tiens un autre manga manhwa de zombi!" Mais en progressant dans le tome, l'histoire semble prendre une autre voie, plus ancrée dans la réalité et les problématiques géopolitiques actuelles. 

Le tome un sert de phase d'exposition. Tout d'abord il nous plonge au coeur de l'action, en suivant deux policiers qui entrent en plein dans des scènes d'effroi. Ensuite, présentation du héros qui intervient dans ces tueries invraisemblables, le mystère est tout de suite intallé autour de lui puisqu'il ne révèle presque rien sur lui. Passage ensuite sur celle qui occupera le rôle de protagoniste, qui fait assez vite preuve de ses talents. S'ajoutent ensuite les enjeux mondiaux liés à ce virus ravageur dont le fonctionnement spécifique va éveiller des intérêt et convoitises pour la guerre. Une nouvelle arme virale à l'origine inconnue en somme. Une histoire plus intéressante que prévu donc, où il n'est pas question de survie contre des monstres mais de conflits mondiaux. On est donc curieux de voir la tournure que prendront les événements.
En revanche, le côté potentiellement mystique semble pour le moment un peu léger, la comparaison avec le meurtre de Cain et Abel ainsi que la création de l'humanité sonne plus comme un rapprochement hâtif. À moins que le manga nous la joue à la Attaque des Titans (L'), avec des origines bien plus profondes qu'elles n'y paraissent ;).
Aux commandes, nous avons un nouvel auteur coréen qui démarre fort. Le dessin est déjà excellent pour un premier manhwa (a-t-il un long passif dans le manhwa amateur?), que ce soit en termes d'ambiance, de composition de page, de détail. Coïncidence ou non, les deux policiers du début me font beaucoup penser à du Naoki Urasawa. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié les pages couleurs du début, très peu saturées mais qui ajoutent du style, j'étais un peu déçue de repasser à du noir et blanc classique. Seul reproche, Ignito n'accorde clairement pas le même soin à ses personnages, ce qui crée des dissonances parfois très flagrantes. Certains ont des traits grossiers, fait à la va-vite tandis que d'autres sont beaucoup plus fins. 

 


Des exemples parmi d'autres: l'un bénéficie clairement d'un traitement de faveur

J'espère que par la suite, il corrigera cette tendance car on voit bien qu'il sait tenir un crayon le M'sieur. 

 

Le premier tome sert donc surtout d'introduction à l'histoire à venir, qui promet un bon thriller! 

Hanoko, un tome lu le 16/01/2018

 

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