Orange

Orange

Titre original: 
Orange
Auteur(s): 
Genre: 
Rock n' roll suicide
Éditeur original: 
Inédit
Éditeur français: 
Xiao Pan
Date de sortie en France: 
Décembre 2006
Nombre de tomes: 
One Shot
Nombre de tomes sortis en France: 
One Shot
Nombre d'éditions en France: 
1
Couleur/NB: 
couleur
Sens de lecture: 
Original
Nombre de pages: 
120
Prix: 
12,50€
Rythme de parution: 
Terminé (édition arrêtée)

Avis

"Orange, parce que c'est ainsi que s'habille Dashu, l'homme de l'histoire. Ce qui fait tâche dans l'univers à dominante bleu-vert de Benjamin. Comme dit Paul Eluard, la terre est bleu comme une orange. Blague à part, Orange, c'est avant tout le nom de la jeune demoiselle.  

Benjamin nous livre une nouvelle oeuvre, toujours dans son style numérico-tagué qui donne une force et une classe énorme à ses dessins.  

Concernant l'histoire, Xiao Pan a raison de nous préciser que ce n'est pas franchement joyeux. Benjamin décrit une période difficile, celle de l'adolescence, et ayant dépassé ce stade (me semble-t-il), j'ai eu du mal à accrocher, et c'est bon signe pour moi. Ca veut dire que je vais bien !
Mais essayons de creuser ce rapport entre le bleu, l'orange et la terre. Le bleu, c'est avec cette couleur que Benjamin dépeint notre société : tout le monde est bleu, c'est une société bien homogène. Seulement nos personnages principaux ne se sentent pas à leur aise dans cette société qui ne tourne pas rond, du coup ils s'excluent, ce qui peut expliquer cette différence de couleur. Pendant que je suis dans mon analyse approximative, on peut tenter de dire que si Orange et Masho sont si voyant, c'est peut-être pour signaler un appel à l'aide, qui sous-tend tout suicide. Même si Masho empêche le suicide d'Orange, leur rapport ne sera pas stable, ce n'est pas parce qu'il l'a sauvé qu'il va la faire pénétrer dans son monde. Ainsi il va demeurer un déséquilibre entre les deux, une absence de compréhension.  

Trêve d'envolée lyrique. Même si on peut ramener Orange à du romantisme ado, ou du romantisme tout court qui a frappé tant d'artistes, un romantisme un peu désuet, la conclusion du récit n'en est pas moins forte (bien que douteuse vis à vis de sa crédibilité).  

Et en bonus, Benjamin nous livre et nous commente quelques travaux d'illustrateurs, pour des jeux online, ou la boutique d'un de ses copains. C'est fort joli.  

En un mot, Orange est beau comme une planète bleu, reste à chacun d'apprécier l'histoire selon sa sensibilité du moment. 

Docteur Spider, 28/11/06

 

Orange se place dans la même lignée que son oeuvre précédente Remember. On l'aura compris, Benjamin n'est pas du genre à dessiner des trucs joyeux. Peut-être trouve-t-il dans le manhua un moyen de se confier.
Orange nous livre une réflexion sur les complexes accompagnant l'adolescence et la période d'envie de suicide que traversent souvent les jeunes. Une réflexion assez bien retranscrite; moi-même je me suis sentie un peu concernée par ce qui arrive à Orange, ayant moi-même eu ma période suicidaire (même si ce n'était pas pour les mêmes raisons que l'héroïne). Une histoire pas tellement poignante mais qui ne laisse pas indifférente.
A nouveau, on trouve ce style où les formes sont indéterminées, les couleurs floues. Ce style illustre parfaitement le caractère mélancolique du manhua. Toutefois, l'auteur pousse parfois son style un peu trop, certaines cases étant un peu difficiles à comprendre. Heureusement, ce cas se présente rarement. 

Ce que l'on peut dire sans se tromper c'est qu'une fois de plus, Benjamin prouve qu'il a un sacré talent, surtout avec les illustrations à la fin du one-shot qui sont vraiment magnifiques.

Hanoko, le 24/12/06

Commentaires

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