Submersion du Japon (La)

Submersion du Japon (La)

Titre original: 
Nihon Chinbotsu
Auteur(s): 
Pays d'origine: 
Japon
Éditeur français: 
Editions Philippe Picquier
Date de sortie originale: 
1973
Date de sortie en France: 
1977 (1ère édition Albin Michel, 2ème et 3ème Philippe Picquier)
Traduction: 
M. et Mme Shibata Masumi
Nombre de pages: 
254
Prix: 
7,95 euros

Avis

''Je possède un avis assez mitigé sur ce roman. 

L'intrigue m'a immédiatement plu, je ne suis pas fan de science-fiction, mais un roman d'anticipation se passe dans un futur dit "proche" donc on a la même vision du monde qu'aujourd'hui. Aussi, ayant été écrit il y a pas mal d'années, on se trouve en pleine guerre froide durant la période dans laquelle se déroule l'histoire, et le Japon est la troisième puissance économique mondiale (et non la deuxième comme aujourd'hui). 

Puis la lecture débute, l'environnement est bien décrit, quelques fois avec minutie, d'autres fois assez vaguement. Les personnages centraux de l'histoire, quant à eux, ne sont que très peu décrit, aussi bien physiquement que mentalement. Une brève description est attribuée à chacun des nombreux personnages principaux de l'histoire. Celui sur lequel on en sait le moins, c'est Onodera, le personnage principal du livre. Sans doute l'auteur aura-t-il préféré laisser libre court à notre imagination. 
Parlons maintenant du scénario, de l'histoire en elle-même, de ce qu'elle révèle, de ce que l'on apprend. Et bien tout d'abord les amoureux des îles japonaises en auront pour leur compte, c'est un roman qui cultive bien (enfin qui apprendra à un européen, pas à un japonais) et dans lequel les références scientifiques sont très nombreuses. Mais là est tout le problème. On aurait dit que le lecteur n'est qu'un spectateur, qu'il ne fait qu'assister à tous ces événements. On sort alors de la fiction, d'où le génie de l'auteur ! Certains s'ennuieront ferme et voudront de l'action ! Mais de l'action en veux-tu en ... argh j'allais dire "en voilà", mais je suis désolé, je n'en ai pas réellement trouvé. Mis à part les quelques scènes de tremblement de terre et d'éruption assez bien contées. 

Je disais que le fait que la narration soit externe était un problème, mais elle peut tourner en avantage. En fait le truc c'est qu'il n'y a pas de héros dans ce livre, pas de personnages autour de qui tout est centré. Pas de nombril du monde qui aura tout à porter sur ses épaules. Mais juste des scientifiques et des politiciens qui voient que le Japon va mal, risque de finir englouti, et qui s'affrontent dans bon nombre de dialogues et réflexions sur le devenir de la population. 

L'auteur réussit quelques fois à nous toucher émotionellement, même si ce n'est qu'à de rares moments. J'aimerai bien vous donner des exemples en citant des passages mais je gâcherai alors le plaisir de votre lecture. 

Sinon quelques passages n'ont pas été approfondie, comme l'histoire avec l'ami d'Onodera, Go (aaaaargh je ne peux vous en dire plus !!).  

Au final on se retrouve avec un roman qui se dévore assez rapidement. Les scènes sont assez courtes et très bien divisées. Le scénario est parfois prenant, d'autres fois ennuyant, et les fois où il attire il n'est pas assez développé, et les personnages ont l'air d'être superficiels (notamment avec la jeune secrétaire (?!) du vieux Watari, vierge à 23 ans tsss...). 

Par contre, si en lisant des romans américains ou anglais, on voit la France se faire descendre de partout, on voit dans les romans japonais que ceux-ci sont attirés par la France et n'en parle quasiment qu'en bien, ça fait sourire, voire marrer !! ^_^. 

Finalement c'est une bonne petite lecture, mais déconseillé aux gros lecteur qui s'ennuieraient ferme !'' 

Mika, le 30/03/2005

Voir le seinen : Spirit of the sun bien qu'aillant le même point de départ, il est plus axé sur la politique. 

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