Madame de Sade

Madame de Sade

Titre original: 
SadoKohshaku Fujin
Auteur(s): 
Pays d'origine: 
Japon
Éditeur original: 
Shinchosha
Éditeur français: 
Gallimard - NRF - Du monde entier
Date de sortie originale: 
1969
Date de sortie en France: 
1976
Traduction: 
Nobutaka Miura et André Pieyre de Mandiargues
Nombre de pages: 
113
Prix: 
11,5€

Avis

"Ayant lu La philosophie dans le boudoir, qui mélangeait allégrement sexe et philosophie, inutile de dire que j'avais vraiment adhérer à ce "cher marquis".
Alors qu'elle en fut pas ma joie (j'exagère un peu, mais je fus vraiment "positif"), d'apprendre qu'un auteur japonais c'était interressé à ce personnage là. D'autant qu'il s'agissait de Mishima, celui qui est longtemps resté le seul auteur japonais connu en France (et ça doit toujours être la même situation à présent) J'allais pouvoir joindre l'utile à l'agréable, en me délectant de ma lecture, en vous la faisant partager, et en découvrant un auteur "classique".
Je dois avouer que c'est une pièce que Sade lui même n'aurait pas reniée, tant le ton y est pertinant. Ca ressemble à s'y méprendre à un texte de Sade (qui leur donnait lui aussi une forme théatrale, dans bien des sens), de part l'ambiance, le ton employé, le vocabulaire, et les personnages (la dévergondée, la chaste etc.) Le sexe en moins. Dans le texte de Sade voyez-vous on s'adonne à toute sorte de pratiques qui vont du tripotage, à la sodomie, en passant (avant tout) par une joyeuse partouze chorégraphiée. Ici, on a juste droit à quelques coups de fouets narrés en début de récit. Car ce n'est pas pour rien si cette pièce s'appelle Madame de Sade, puisque son mari n'est pas un des protagonistes. Comem on pouvait s'y attendre c'est elle le personnage principal. 

Dans les pièces du marquis, il y avait toujours un personnage qui le représentatit, il était donc toujours présent. Chez Mishima, Sade est d'autant plus abscent qu'il n'y a que des protagonistes féminins. Pas de Sade, pas de représentant, donc pas de sexe. Pendant que ce dévergondé est en prison, que font donc sa femme et sa mère ? Madame de Sade. C'est trois moments clefs de la vie de Sade, vécu par ses proches, à savoir son premier procès pour empoisonnement, sa libération expresse 6 ans plus tard, et enfin en 1790, 9 mois après la prise de la bastille, sa sortie définitive (?) de prison. 3 moments, donc trois actes, où l'on voit sa femme Renée, passer du statut de l'épouse fidèle à... quelque chose d'autre. Elle n'est pas aussi "lisse" qu'on le pense, et comme l'écrit Mishima dans sa préface, il va essayer de comprendre pourquoi en fin de compte elle le laisse tomber. Je veins de lire la pièce et je dois dire que j'ai déjà oublier les raisons =) C'est avant tout à la psychologie des personanges à laquelle s'attache cette pièce, façon de penser qui passe par le contenu de leur propos, le texte étant exclusivement composé de dialogues. 

Ce que je retiendrais cependant de ce livre, c'est comme dit précédemment sa certaine fidèlité. Ensuite, ce sont les métaphores utilisées par Renée (sa femme) pour parler de Sade, elle emploie toujours un langage assez imaginé, et c'est tout à l'honneur de Mishima.
Cependant rien ne vaut l'authentique, au hasard le livre cité en première ligne de cet avis." 

Docteur Spider, 29/09/05

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