Univers des King’s Game

King's Game

King's Game

Titre original: 
Ōsama Game (王様ゲーム-)
Auteur(s): 
Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
Suspense, horreur, drame, tranche de vie
Éditeur original: 
Futabasha
Éditeur français: 
Lumen
Date de sortie originale: 
2009
Date de sortie en France: 
15 mai 2014
Nombre de tomes: 
à l'origine en format pour téléphone, réunis en version papier en 12 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
5 (terminé)
Nombre d'éditions en France: 
1 grand format
Traduction: 
Yohan Leclerc
Couverture: 
souple, glacée brillante
Nombre de pages: 
430
Prix: 
15€

Avis

Après en avoir lu des mangas, vu l’anime, retour à la source avec le roman original de la saga des King’s Game que voici.

 

La sauce demeure la même, une classe de lycéens insouciants, un jeu du roi au début marrant, qui vire peu à peu au cauchemar. Les élèves vont alors révéler toute leur violence en se débattant pour survivre ou en en profitant pour faire payer ceux qu’ils ne pouvaient pas blairer. Au milieu de tout ça, notre Nobuaki, qui se démène pour préserver tout le monde et percer le mystère de ce jeu.

Le tout premier manga qui en avait été adapté m’avait à l’époque fait plutôt forte impression. Cependant des années, le nombre d’histoires narrant des jeux de la mort ayant explosé et inondé la scène manga, j’ai commencé à saturer du genre. La lecture de ce roman m’a donc un peu blasée, d’autant que je me souvenais assez bien de son déroulement et de son issue. Il est vrai ainsi qu’une bonne partie de l’intérêt du livre s’est envolé.

Néanmoins, même si je n’avais jamais eu de contact avant avec cet univers, je pense que j’en aurais eu une analyse similaire. Bien sûr au début, on se questionne sur ce jeu du roi cruel qui semble aussi incroyable qu’impitoyable, on assiste impuissant comme le héros au sort tragique des élèves désignés par le Roi. La gradation du niveau de cruauté dans les gages et ordres que reçoivent les élèves s’intensifie assez vite, comme si le Roi répondait au décuple des pulsions belliqueuses des élèves entre eux qui ne peuvent pas se blairer. Et quand le jeu devient mortel, ils ne parviennent pas vraiment à s’unir pour chercher ensemble à lutter contre le Jeu du Roi.

Toutefois, j’ai été plutôt déçue par le manque de description des personnages et de leur histoire, suggérée seulement hâtivement par-ci par-là. En comparant avec une référence comme Battle Royale, même les personnages les plus secondaires et anodins avaient droit à une présentation (je ne sais toutefois si comme dans ce manga adapté, le roman original dédie tant d’attention à tous ses personnages).. On ne s’attache pas forcément à eux, mais on voyait qu’ils avaient tous leur personnalité. Ici, le sort des personnages ne nous affecte donc que dans le principe de l’horreur qu’ils subissent. Nous ne ressentons pas vraiment leur peur.

Ensuite, après quelques morts, il demeurait impensable à mes yeux que la police n’accordât toujours pas de crédit à ce Jeu du Roi et ne cherche pas à en connaître l’origine, laissant des adolescents dans le désarroi total. En cela, le roman m’a paru donc de bout en bout peu crédible.

Le dénouement m’a rappelé quelques données que j’avais oubliées et qui relancent pas mal l’intérêt du livre, mais cela arrive trop tardivement (a fortiori cela dit, puisqu’il s’agit de révélations finales).

 

Je n’ai pas été emballée par ce roman, d’autant que son style d’écriture n’est pas très riche. Il a cependant l’avantage de se lire vite et de proposer une bonne histoire si vous n’êtes pas familiers des Jeux de la Mort. Il peut être un bon choix pour vous y remettre si vous n’êtes pas un grand lecteur de livres à la base.
D'après le wikipedia japonais, la version papier de cette série de romans diffère légèrement de la version originale numérique, je serais curieuse de connaître les changements, même si je doute qu'ils modifient conséquemment le déroulement de l'histoire.

 

Hanoko, le 18/09/2019 (tome un lu sur le mois).

 

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