Ikebukuro West Gate Park

Ikebukuro West Gate Park

Titre original: 
Ikebukuro West Gate Park
Auteur(s): 
Pays d'origine: 
Japon
Éditeur original: 
Bungei Shunju
Éditeur français: 
Editions Picquier
Date de sortie originale: 
1998
Date de sortie en France: 
Mai 2005
Traducteur: 
Anne Bayard-Sakai
Nombre de pages: 
318
Prix: 
19,50€

Avis

"Pour une fois, le résumé de Picquier colle bien au contenu du livre. Ca avait l'air vachement bien et je n'ai pas été déçu par ma lecture, bien au contraire. 

4 histoires qui sont de plus en plus importante. Au début Makoto, notre personnage principal et narrateur n'est qu'un jeune d'Ikebukuro comme les autres. Mais comme une des filles de sa bande d'amis a été tué par un serial killer, il va tout mettre en oeuvre pour retrouver le coupable : faire faire un portrait robot par un ami dessinateur, distribuer le résultat à toutes les bandes de skateurs, danseur, et G-Boys du quartier etc.
Mais c'est quoi un G-Boy ? Le G c'est pour Gang. Les petits voyous. Et je me demandais si en fait notre narrateur serait un espèce de conciliateur pour les yakusas mais en fait les g-boys ce sont juste des racailles, qui n'ont rien à voir avec le crime organisé. Makoto leur donne d'ailleurs le nom de "yakuses", ça sonne péjoratif non ? En un mot ce n'est pas une histoire de yakusas. 

Makoto s'occupe d'affaire criminelles : il aide un immigré qui s'était attaqué à un dealer, il met fin à une guerre entre les g-boys, il aide à retrouver la fille d'un chef yakusa (contre son gré ^^). Et effectivement ce sont des enquêtes, mais système-D. Il veut intervenir pour aider, mais il ne sait jamais trop comment s'y prendre. Il n'a que 20 ans, il n'a pas vraiment fait d'étude. C'est un garçon de la rue. Du coup il n'est pas vraiment tendre avec les gens qu'il traque. 
On obtient alors un type de personnage qu'on ne voit jamais : ni flic, ni voyou, juste un "justicier" qui aspire à la tranquillité de son quartier (mais pas trop tranquille sinon il s'ennuie  ) et c'est l'un des intérêts de ce bouquin, en plus au début c'est un mec comme les autres et au fur et à mesure il devient connu dans le quartier grâce à ses tours de force. 

On sort suffisamment des sentiers battus, on découvre un autre univers, "l'endroit, l'envers, et l'envers de l'envers d'Ikubukuro" comme il le dit lui-même. Par exemple un bars supers louches où on peut copuler devant les autres, on visite un salon de massage (= club où on choisit des prostitués sur catalogue), le bureau d'un chef yakusa etc. Dans les critiques que j'avais lu d'IWGP, on disait que ce livre faisait sauter pas mal de tabous. Une fois le livre refermé, effectivement il y a de ça, mais c'est vraiment quelque chose qui n'est pas mis en avant par l'auteur. Ce n'est pas du genre : attention ça c'est tabou au Japon et je vous en parle. Très naturellement il est question de lycéennes qui se prostituent pour s'acheter des sappes, de mec qui restent cloîtrés dans leur chambre et qui passent commande de jumelles de l'armée russe sur Internet, ou encore en deux lignes le racisme dont font preuve les japonais à l'égard des immigrés. Pour moi lecteur moyen un peu au courant, ça ne m'a pas marqué, même si ce sont des points de départ pour des intrigues. Peut-être qu'au Japon ça fait plus d'effet ce genre de thème. Enfin là n'est pas la question. 

L'essentiel c'est que ce soit bien écrit, que ce soit un livre intéressant, du bon suspens, dans un univers jamais vu, avec un personnage principal pas comme les autres. A lire." 

Docteur Spider, 27/09/05

Commentaires

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