Gold Rush

Gold Rush

Titre original: 
Gold Rush
Auteur(s): 
Pays d'origine: 
Japon
Éditeur original: 
Shinchosa
Éditeur français: 
Philippe Picquier
Date de sortie originale: 
1998
Date de sortie en France: 
2001
Traducteur: 
Karine Chesneau
Nombre de pages: 
301
Prix: 
19,95€

Avis

"Je ne sais même plus pourquoi j'avais coché ce livre dans le catalogue Picquier, car une fois le livre en main et en ayant relu les deux résumés, je me dit qu'il n'y a rien de bien tentant. Enfin bon je me suis fait confiance, je me suis dit qu'il devait bien y avoir une raison, peut être l'aspect adolescence et roman "très noir". (Et puis la couverture est belle). Jetons-nous dans la lecture sans plus attendre. 

Très rapidement je me suis fait la remarque que ça devait être un des seuls bouquins que je n'avais pas envie de finir de lire. L'histoire de ce personnage nommé "l'adolescent" n'a rien de bien palpitante : il est assez amorphe, se bastonne avec son père, sèche l'école, se shoote, etc. Mais bon je me suis dit que le bouquin était pas bien long, et que si ça se trouve la suite serait plus intéressante. J'ai donc lu le livre sérieusement jusqu'au bout. Effectivement le personnage se réveille, il se produit des changements en lui ainsi qu'autour de lui (notamment sur la question de la succession de son père disparu, qui est à la tête de plusieurs salles de pachinko, les hauts dirigeants, la maîtresse du père et l'adolescent se disputent le magot), mais ce moment clef s'oriente ensuite sur un truc moins intéressant, l'ado lâche l'affaire, et se fait bouffer par ses démons intérieurs. 

En bref un livre pas très intéressant du point de vu de l'intrigue, mais qui pourtant avait un certain potentiel, avec le personnage du yakusa et de l'inspecteur vieillissant. Mais ce qui est mis en avant c'est l'aspect réflexif du personnage principal, ainsi que des gens qu'il rencontre. 

Cependant il y a quelques points plus positifs :
Du fait que le personnage principal soit nommé constamment par le narrateur "l'adolescent", ça lui donne une dimension assez universelle, ça pourrait presque être n'importe quel ado. En effet quelque part on se reconnaît en lui part ses réflections sur la vie/la mort, la différence enfant/adulte, et son point de vu sur ses aînés etc.
Ensuite parfois il y a de bonnes figures de style. Je vous invente un exemple car je ne les ai pas noté au cours de ma lecture. Les personnages font un feu, ou tout autre action, et parfois l'auteur pour qualifier et marquer la façon particulière dont les personnages ont de parler, écrit quelque chose du style "dit-il d'une voix aussi légère que la fumée", et j'ai trouvé ça bien fait. 

Pour (en) finir, je vous déconseille ce livre, mais je pense que YU Miri est une auteur à surveiller de près. RDV dans une de ces sagas familiale qui l'ont fait connaître. 

Docteur Spider, 07/09/05

Si vous voulez lire des histoires d'ado vraiment trash et trépidante, je vous recommande Bébés de la consigne automatique (Les)

Commentaires

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