Femme et la guerre (Une)

Femme et la guerre (Une)

Titre original: 
Sensô to hitori no onna (戦争と一人の女)
Auteur(s): 
Pays d'origine: 
Japon
Genre: 
Tranche de vie, historique, romance, drame
Éditeur original: 
Revues Shinsei puis Salon (versions censurées) puis par Kodansha en 2001 version non censurée
Éditeur français: 
Éditions Picquier
Date de sortie originale: 
octobre 1946
Date de sortie en France: 
3 octobre 2019
Nombre de tomes: 
2 (terminé)
Nombre de tomes sortis en France: 
1 (les deux nouvelles réunies)
Nombre d'éditions en France: 
1 (édition jumelée avec le manga adapté Femme et la guerre (Une))
Traduction: 
Patrick Honnoré
Couverture: 
souple, glacée et mat avec rabats
Nombre de pages: 
20 par nouvelle
Prix: 
16,50€

Avis

Un couple vit un peu au jour le jour sur un équilibre bancal mais qui se maintient. La femme frivole ne peut s'empêcher d'aller voir ailleurs. L'homme qui savait dans quoi il s'embarquait, s'accommode bon gré mal gré de la situation. Puis la guerre vient tout chambouler... Ou pas tant que ça.

Cette nouvelle propose une vision assez étonnante de la seconde guerre mondiale, adoptant le point de vue de personnages cyniques et décalés. Loin de la tragédie et de la cruauté que subissent impuissants les habitants, nous voilà avec un couple qui ne s'inquiète pas tant que ça de la guerre et s'amuse à imaginer comment ils vivront dans ce contexte inédit, ou envisagent aussi leur mort. Un traitement assez insolite du ressenti de simples habitants sous les bombardements aériens, dont on aime suivre les cheminements psychologiques. L'écriture à la fois simple et subtile, rend la lecture très limpide.

En revanche j'ai beaucoup moins aimé la seconde partie correspondant à la deuxième nouvelle (Zoku Sensô to hitori no onna) qui narre la même histoire du point de vue du protagoniste féminin. Une démarche intéressante sur le principe mais au résultat trop redondant quand on enchaîne avec le premier récit. D’ailleurs, il s’agissait de deux nouvelles, certes jumelées par l’auteur, mais pas comme deux parties d’un seul récit, choix réalisé par l’éditeur français.

La préface du traducteur s’est révélée assez enrichissante, dévoilant des événements autour des nouvelles et non pas se contentant de simplement déballer son avis personnel comme généralement dans les préfaces chez n’importe quel éditeur, qui spoilent souvent d’ailleurs.

 

Lecture conseillée pour tous ceux qui aiment découvrir des points de vue dissidents sur la guerre.

 

Hanoko, les deux nouvelles lues le 22/09/2019

 

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